Atelier de validation des résultats de l'étude sur les maladies non transmissibles
Les travaux de l'atelier de validation des résultats de l'étude sur les maladies non transmissibles ont démarré ce mardi à Nouakchott. Deux jours durant, les 50 participants,
Les travaux de l'atelier de validation des résultats de l'étude sur les maladies non transmissibles ont démarré ce mardi à Nouakchott. Deux jours durant, les 50 participants, experts nationaux, de l'OMS et des autres partenaires au développement opérant dans le secteur de la santé passeront au peigne fin et à discuter les différents volets de l'étude sur les maladies non transmissibles.
Cette étude s'inscrit dans le cadre de l'approche de contrôle élaborée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et qui vise à Délimiter les facteurs et causes de ces maladies et à réunir les données unifiées sur l'augmentation des cas d'hypertension, de diabète et de montée du taux de cholestérol dans le sang en plus des cancers.
En supervisant les travaux, le ministre de la santé, M. Mohamed Ould Mohamed El Hafedh Ould Khlil a souligné que le danger que représentent ces maladies non transmissibles est lié à certains facteurs en rapport avec les mauvaises traditions alimentaires des communautés et le style de vie urbaine ainsi que l'abus d'alcool, l'obésité et la pollution de l'environnement.
Devant cette situation, dit le ministre, conscientes de la nécessité de préserver l'intégrité et la santé de l'homme mauritanien, et soucieuses de renforcer la situation au niveau sanitaire, les autorités mauritaniennes ont approuvé la décision spéciale portant sur la stratégie africaine de lutte contre les maladies non transmissibles adoptée au cours de la 50ème session du la comité régional de l'OMS en Afrique.
Le ministre a passé en revue les répercussions négatives de ces maladies précisant qu'elles sont à l'origine de problèmes réels au niveau économique et de santé publique sans compter leurs effets sur le développement économique et social.
M. Ould Khlil a dit que, pour éviter ces risques, notre pays a mis au point des critères pour limiter les décès liés aux maladies non transmissibles à travers une série de mesures institutionnelles dont notamment la création d'un service national des maladies non transmissibles et la création d'institutions spécialisées dans le diagnostic et la prise en charge de ces maladies au niveau du Centre Hospitalier National à Nouakchott et de l'Hôpital Cheikh Zaid en plus d'un fonds d'assurance pour ces maladies ainsi que pour les cancers et les maladies malignes.
Le ministre a relevé que la diversité et le volume des mesures traduisent le souci du gouvernement de mettre en oeuvre les orientations du Président de la République, visant à donner un grand intérêt aux problèmes de santé des populations et de considérer la dimension sanitaire un axe principal de l'action sanitaire.
Pour sa part, le représentant de l'OMS dans notre pays, le Dr. Lamine Cissé Sarr a noté que l'urbanisation galopante des citoyens a contribué aux changement des habitudes alimentaires de ceux-ci ce qui causé un risque quant au développement des facteurs causant les maladies non transmissibles et les autres et partant l'atteinte par celles-ci.
Il a précisé que les coûts de ces maladies augmentent de jour en jour ce qui constitue un défi réel pour le développement des prestations sanitaires.
Selon l'OMS, ces maladies non transmissibles, les cardiovasculaires et les cancers d'entre elles en particulier, sont à l'origine de 35 millions de décès soit 60% de l'ensemble des décès.
Les rapports de l'OMS font état de ce que les maladies cardiovasculaires et les cancers sont la cause de 9,2% des décès en Afrique. Selon le même rapport l'hypertension artérielle est la plus répandue atteignant 20 millions de personnes dans le seul continent africain.
