Les forces armées et de sécurité exposent une partie des armes saisies sur les éléments du groupe salafistes arrêtés
Les forces armées et de sécurité ont exposé, lundi, à l'école nationale de police, une partie de l'arsenal militaire saisi sur les éléments du groupe
Les forces armées et de sécurité ont exposé, lundi, à l'école nationale de police, une partie de l'arsenal militaire saisi sur les éléments du groupe salafiste arrêtés récemment en Mauritanie.
Les armes saisies comportent des bombes, des ceintures explosives, une quantité importante d'explosifs, des détonateurs, des cordeaux détonants, un grand nombre de capsules explosives, des armes automatiques de différents calibres, collectives et individuelles ainsi que d'importantes quantités de munitions, des couteaux, des tenues militaires et des livres.
A cette occasion, le procureur de la République, M. Mohamed Abdallahi Ould Teyib, a déclaré que les éléments arrêtés "appartiennent à un réseau secret armé terroriste liée à des organisations terroristes étrangères", précisant que ce groupe "a commis des actes criminels sur le territoire national et en préparaient d'autres".
Le procureur de la République a ajouté que l'enquête a prouvé que c'est cette bande qui a commis le braquage d'un fourgon de transport de fonds publics du Port autonome de Nouakchott, l'attaque armée contre les touristes français à Aleg et celles contre la caserne militaire d'Al Ghalawiya, l'ambassade d'Israël à Nouakchott et le restaurant avoisinant ainsi que contre la police de Tevragh-Zeina, en plus de "dizaines de vols à main armée afin de financer les opérations criminelles".
Il a ajouté que cette bande "a conduit et participé à la constitution d'un groupe armé dans le but de mener des opérations armées sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie, effrayant les paisibles citoyens et commettant des meurtres proscrits par notre sainte religion, l'Islam, des actes de terreur qui ont causé un préjudice à la notoriété du pays et perturbé sa sécurité intérieure et extérieure, utilisant pour cela toutes sortes d'armes".
De son côté, le colonel Abdallahi Ould Cheikh Ould Ahmed Aicha, de l'Etat-major de la gendarmerie nationale, a indiqué que le réseau terroriste que les forces armées et de sécurité ont démantelé ces dernières semaines, est "derrière les actes terroristes graves que notre pays a connu dernièrement", précisant que ces actes "sont étrangers à notre société et à ses valeurs tirées des enseignements de notre sainte religion".
Il a ajouté que ces "criminels ont entamé leurs opérations par des vols à main armée contre de paisibles citoyens et des ressortissants étrangers résidant dans notre pays, en enlevant leurs véhicules pour les vendre par la suite dans les pays de la sous-région", précisant que ces actions "se sont développées pour aboutir au braquage du fourgon de transport de fonds publics".
Il a par la suite évoqué les étapes d'évolution de cette "organisation criminelle", jusqu'au moment où l'on a réussi à la localiser et à arrêter ses principaux chefs, précisant que cette bande avait mis en place "un système secret de recrutement et d'encadrement et ce par la constitution de cellules réduites dont chaque élément ignore l'existence de l'autre et ne connaît que son chef".
A son tour, le directeur de la sûreté de l'Etat, le commissaire divisionnaire Mohamed Lemine Ould Ahmed, a déclaré que les importantes ressources financières que la bande a pu avoir par le biais du vol à main armée lui ont permis de "louer des maisons dans des quartiers chic de la capitale pour s'en servir comme caches et abris pour les éléments terroristes qui arrivent de l'étranger qui leur fournissent armes et munitions et leur dictent les actes terroristes à commettre sur le territoire national".
Il a ajouté que "les concernés ont reconnu qu'ils ont constitué une organisation terroriste dont ils s'apprêtaient à annoncer la naissance dans les médias internationaux".
Il a également indiqué que cette bande a confirmé son intention de "porter les armes contre l'Etat et ses institutions, de s'emparer de biens publics et privés et de s'appuyer sur des méthodes salafistes qui vont à l'encontre de la paix civile, de la tolérance et qui font du gouverneur et des gouvernés des mécréants dont le sang et les biens sont licites".
