Le Syndicat déterminé à suivre la grève, le ministère réitère ses engagements
La ministre de l'éducation nationale, Mme Nebghouhe Mint Mohamed Vall, a affirmé que son département travaille actuellement sur la principale revendication des professeurs, à
La ministre de l'éducation nationale, Mme Nebghouhe Mint Mohamed Vall, a affirmé que son département travaille actuellement sur la principale revendication des professeurs, à savoir la révision des cycles de l'enseignement, et qu'il compte honorer un ancien engagement de poursuivre l'augmentation de la prime d'incitation pendant la prochaine année financière.
Réagissant à la grève du Syndicat indépendant des professeurs de l'enseignement secondaire (SIPES), entamée jeudi, la ministre a précisé, lors d'une conférence de presse à Nouakchott, que le SIPES avait fait partie des six syndicats d'enseignement secondaire associés par le département aux différentes mesures prises au sujet de la réforme de l'enseignement depuis le début de l'année en cours jusqu'à aujourd'hui.
Elle a ajouté que le ministère a étudié minutieusement les doléances présentées par ce syndicat au mois de février et y a donné "des suites favorables exceptées deux revendications qu'il examine actuellement".
De son côté, le secrétaire général du SIPES, M. Mohameden Ould Rabani, a justifié cet arrêt de travail par le fait que "le ministère n'a pas traité avec sérieux les principales doléances des professeurs et s'est résigné à donner une suite favorable à des revendications secondaires".
"Nous avons tendu la main au ministère et nous avons franchi plusieurs pas dans sa direction, mais il n'a pas fait de même", a ajouté le responsable du SIPES dans une conférence de presse jeudi.
Il s'est étonné de l'incompréhension de certains dirigeants vis-à-vis des doléances du Syndicat auquel ils attribuent la responsabilité au lieu du ministère qui est le premier concerné par la situation.
Dans son point de presse, la ministre de l'éducation nationale a aussi dit partager avec les professeurs la position selon laquelle "ce qu'ils ont obtenu n'est pas suffisant", adressant un appel à tous pour s'armer de responsabilité et s'abstenir de sacrifier un temps qui aurait du être utilisé pour la révision des cours pendant cette période de fin d'année. Selon le SIPES, la grève qui devra durer 45 jours a été suivie à 80%.
A une question relative à la réplique du ministère en cas de poursuite de la grève, la ministre a répondu que son département privilégie le dialogue pour traiter de telles situations et qu'il il ne fera pas recours aux sanctions comme cela se passait auparavant.
