Réactions sur le dernier discours du président de la République
Le discours prononcé par le président de la République, samedi, au cours duquel il a annoncé la mise en oeuvre d'un programme d'urgence destiné à atténuer
Le discours prononcé par le président de la République, samedi, au cours duquel il a annoncé la mise en oeuvre d'un programme d'urgence destiné à atténuer l'impact négatif de la hausse des prix sur les conditions de vie des populations, a suscité des réactions diverses au niveau des syndicats des travailleurs, des fédérations du commerce et des organisations de protection des consommateurs et celles de la société civile.
Dans ce cadre, le président de la Coordination nationale des organisations de protection du consommateur a loué cette initiative précisant que les axes évoqués dans ce discours "vont tous dans le sens de l'intérêt général et répondent à la nécessité ressentie par tous les consommateurs, de limiter la hausse des prix et la détérioration des conditions de vie qui en résulte".
Il a demandé au gouvernement, dans une déclaration faite à l'Agence Mauritanienne, d'Information, d'inclure dans la liste des produits cités dans le discours d'autres denrées pour les sortir du cadre de la concurrence indiquée dans les articles 12 et 15 du Code du Commerce et de prendre les mesures nécessaires garantissant l'exécution du programme d'urgence et la participation de tous à sa réalisation.
Il a affirmé la disposition de la Coordination à participer, à travers toutes ses représentations dans les wilayas du pays, à contribuer à "cette option de contrôle", par le suivi de l'exécution du programme et l'assurance de l'atteinte de ses objectifs et de l'arrivée de l'aide à ses destinataires.
Le secrétaire général de la fédération du commerce, Ismail Ould Mohamed Ould Chfagha, a pratiquement abondé dans le même sens que celui du président de la coordination nationale des organisations de défense des consommateurs. Il a déclaré que le discours présidentiel annonçant le nouveau programme d'urgence se caractérise par "le sens de la responsabilité et la conscience des problèmes des citoyens de manière générale, et des couches défavorisées, de manière particulière".
Il a affirmé que la fédération du commerce, par son statut de "partenaire naturel" du gouvernement dans l'exécution du nouveau programme d'urgence est consciente de l'importance de ce discours, précisant qu'elle "travaillera à côté des pouvoirs publics pour la traduction sur le terrain de cette orientation nationale et qu'elle ne décevra pas les attentes du pouvoir et des citoyens".
Le secrétaire général adjoint de la fédération du commerce a démenti les rumeurs selon lesquelles la flambée des prix serait due "à l'accaparement des commerçants des aides destinées aux populations pauvres", précisant qu'elle est le résultat plutôt d'une conjoncture internationale difficile sur laquelle "ni les pouvoirs publics ni les commerçants n'ont une emprise".
De son côté, M. Mohamed Ould Jiyid, secrétaire général de l'Union national des Travailleurs mauritaniens a indiqué que le volet concernant l'augmentation des salaires n'a pas tenu compte des négociations en cours actuellement entre les partenaires sociaux, précisant que cette déclaration pourrait influer sur le cours des négociations. Il a ajouté que les questions liées à l'augmentation des salaires doivent passer, nécessairement par le haut conseil de la fonction publique, ce qui n'a pas été le cas lors de la dernière augmentation. Il a indiqué que les syndicats publieront incessamment un communiqué dans lequel ils feront connaître leur position.
Concernant les mesures que la fédération du commerce compte entreprendre dans le cadre de l'exécution du programme d'urgence, M. Ismail Ould Mohamed Ould Chfagha a indiqué que la fédération a travaillé, dans le passé, avec le ministère du Commerce à la mise en oeuvre d'un programme élargi, précisant qu'il sera réadapté à la nouvelle situation.
Les points de vue de nombre de citoyens, rencontrés par l'AMI, se résument dans les propos suivants de Mohamed Ould Sidigh:"Le discours du président de la République démontre une conscience et une lucidité totale des problèmes des citoyens, notamment la question de la hausse des prix, la faiblesse des salaires et la cherté de la vie".
Il a ajouté que les solutions proposées par le président de la République pour faire face à un phénomène qu'il a qualifié de mondial, nécessitent "un sursaut national auquel tous doivent participer pour sortir de la situation actuelle et arriver à l'autosuffisance alimentaire, qui doit être considéré comme la seule garantie pour l'avenir face aux défis et contraintes du marché mondial", ajoute ce citoyen.
