Le Président de la république reçoit le directeur adjoint du FMI
Le Président de la république, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a reçu ce mercredi après midi au Palais présidentiel à Nouakchott M. Amor Tahari, directeur
Le Président de la république, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi a reçu ce mercredi après midi au Palais présidentiel à Nouakchott M. Amor Tahari, directeur adjoint du Fonds Monétaire International (FMI). A sa sortie d'audience le directeur adjoint du FMI a déclaré à l'AMI avoir eu l'honneur d'être reçu par le Président de la république à la tête d'une mission du FMI en séjour dans notre pays depuis une dizaine de jours.
"Cette mission, dit-il, a discuté avec les autorités le gouverneur de la BCM, le ministre des finances, et d'autres ministres de l'évolution économique récente en Mauritanie et aussi pour mener des discussions sur la 3ème revue du programme qu'il appuyait par la facilité de l'amélioration de la croissance et la réduction de la pauvreté soutenue par le FMI".
"Nous avons passé en revue plusieurs éléments la situation économique internationale difficile caractérisée par l'augmentation des prix des matières premières ainsi que la crise financière. Il est important pour un pays comme la Mauritanie, qui subit ces facteurs exogènes, que son économie se dresse face à ces difficultés fait -il remarquer.
"En ce qui concerne le Fonds Monétaire International, je soulignerai dit-il, l'appui total du Fonds pour la Mauritanie pour faire face à ces difficultés et en particulier pour assurer la sécurité alimentaire et maîtriser les prix, un point apprécié par le Président de la république".
"Avant cette audience, j'au eu à rencontrer, ajoute -t- il, le vice président du parlement auquel j'ai transmis le même message. Le succès d'un programme de réformes économiques dans le pays est tributaire de leur impact positif sur le terrain sur le citoyen mauritanien.
Nous avons passé en revue plusieurs aspects des réformes économiques nécessaires pour assurer la croissance économique soutenue et durable et un système financier sain. Cela est essentiel.
Il est important que, s'il y a des banques qui sont en difficulté, que des réformes soient mises en place pour assurer la pérennité du système financier et que celui-ci puisse continuer à jouer un rôle positif à l'issue de la remarque qui fait que pour la Mauritanie, les crédits non performants sont très élevés soit à peu près 40% alors que dans plusieurs pays, le ratio n'est que de quelques points de pourcentage".
"C'est là un point extrêmement important dit-il, parce que parmi ces crédits non performants, il y a des crédits que les entreprises peuvent payer. D'où la nécessité de poursuivre ces réformes au niveau des finances publiques bien sûr mais aussi la nécessité d'avoir un programme d'urgence pour maîtriser les prix et appuyer les couches sociales les plus pauvres. Sur ce point, nous sommes tout à fait d'accord avec les autorités mauritaniennes pour prendre ces mesures et continuer à les prendre chaque fois que nécessaire comme à l'automne dernier.
Encore une fois, ce qui est extrêmement important, c'est de continuer ces réformes. Le secteur privé doit, pour sa part, jouer son rôle pour investir, créer de l'emploi. Il est très important qu'on puisse favoriser la création d'un climat propice pour les affaires en allégeant et simplifiant la fiscalité et en même temps en faisant en sorte de diminuer la fraude fiscale parce que tout montant qui ne rentre pas au trésor implique qu'il y a un fardeau fiscal élevé pour ceux qui payent leurs taxes.
De même, tout montant qui ne rentre pas au trésor signifie qu'une école aurait pu être construite ou qu'une route a manqué de l'être. Enfin de compte ce sont les efforts des mauritaniens eux-mêmes, qui vont réaliser leurs objectifs.
Au sujet de l'augmentation des prix, le responsable du FMI a indiqué que "tout n'est pas mauvais pour la Mauritanie. Comme vous le savez le pays exporte le minerai de fer et d'autres encore, donc la flambée des prix va l'aider mais il est important que les sociétés minières soient bien gérées, qu'il y ait une transparence totale pour profiter donc de cette conjoncture favorable à l'économie mauritanienne".
