Formation des imams de mosquées et responsables des ONGs sur la prise en charge de la tuberculose
La ville de Kiffa abrite depuis lundi les travaux de deux sessions de formation au profit des imams de mosquées et responsables locaux des ONGs impliquées dans le domaine sanitaire. La première
La ville de Kiffa abrite depuis lundi les travaux de deux sessions de formation au profit des imams de mosquées et responsables locaux des ONGs impliquées dans le domaine sanitaire. La première session vise l'implication des imams de mosquées sur la prise en charge de la tuberculose à travers une meilleure appréhension des symptômes de l'infection, de ses modes de prévention et de transmission.
Quant à la seconde, elle vise la formation des responsables des organisations non gouvernementales de la place sur les mécanismes du suivi des tuberculeux au niveau des toutes les moughataas de l'Assaba.
La cérémonie d'ouverture des deux sessions, organisées conjointement par le Réseau des organisations mauritaniennes de lutte contre la tuberculose (ROMATUB) et la direction régionale pour la promotion sanitaire sur financement du Fonds global de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le Sida, a été présidée par le wali mouçaid de l'Assaba chargé des affaires administratives, M. Mohamed Cheikh Ould Soueidy qui avait à ses côtés le directeur régional de la santé et le président du ROMATUB.
Des formations similaires avaient eu lieu la veille au Tagant sur les mêmes thèmes au profit des imams de mosquées et des pairs éducateurs. 4000 nouveaux cas de tuberculose, essentiellement pulmonaire, sont enregistrés chaque année en Mauritanie.
Transmise par le bacille de coke, la tuberculose est favorisée par un certain nombre de facteurs sociaux, tels le manque d'hygiène, la promiscuité et la pauvreté.
Bien que le traitement, le dépistage et les analyses de laboratoire sont assurés gratuitement par le Programme national de lutte contre la tuberculose et la lèpre, le nombre des cas ne cessent de s'accroître faute de suivi du traitement. D'où la nécessité d'impliquer la société civile dans l'effort visant à juguler cette pathologie contagieuse.
