Arrestation de certains suspects dans le meurtre du carrefour (moughataa d'Arafatt)
La police mauritanienne a annoncé avoir arrêté deux des suspects dans le meurtre d'un commerçant au Carrefour, dans la moughataa d'Arafatt, lundi dernier. Deux des suspects ont
La police mauritanienne a annoncé avoir arrêté deux des suspects dans le meurtre d'un commerçant au Carrefour, dans la moughataa d'Arafatt, lundi dernier. Deux des suspects ont été arrêtés alors que le troisième demeure toujours en cavale, a indiqué le directeur régional de la sûreté au niveau de Nouakchott, le commissaire principal Mohamed Vall Ould Taleb.
Les deux prévenus ont avoué avoir commis ce meurtre dans le but de voler et ont rejoué le scénario des faits samedi en début de journée sur les lieux du crime devant les autorités judiciaires et sécuritaires ainsi qu'un certain nombre d'habitants du quartier.
L'un des suspects a été appréhendé la nuit suivant le meurtre, a aussi dit le directeur régional de la sûreté, qui a affirmé samedi dans un entretien avec l'AMI que les auteurs du crime sont 3 jeunes dépravés, entre 19 et 30 ans, ayant des antécédents et connus pour le vol et l'usage d'armes blanches dans leurs opérations.
Il a ajouté que les membres de la bande sont des consommateurs de stupéfiants et qu'ils ont commis leur forfait sous l'effet de ces produits, expliquant qu'ils étaient initialement guidés dans leur crime par le seul mobile du vol avant d'être surpris par la violente opposition manifestée par la victime, assassinée à coups de poignards.
"Les auteurs du meurtre, résidents de la même moughataa, rodaient dans le quartier lorsqu'ils ont constaté la victime qu'ils ont d'abord cru endormie à l'intérieur de sa boutique", a précisé le commissaire Ould Taleb.
Selon lui, "l'un des 3 meurtriers est resté en dehors de la boutique pour surveiller l'extérieur tandis que les deux autres ont engagé un combat avec le commerçant qui a duré une dizaine de minutes. L'un des deux assaillants a immobilisé la victime permettant à son compagnon de lui asséner plusieurs coups de poignards dont 4 dans la poitrine.
Après avoir commis leur forfait, les meurtriers ont pris la fuite et se sont installés dans l'un des quartiers périphériques de Nouakchott, à 3 kilomètres environ du lieu du crime.
Une fois finie la première enquête préliminaire sur les lieux du meurtre, la police a engagé le même jour des recherches qui ont permis d'obtenir des informations selon lesquelles les membres de la bande ont été aperçus peu avant l'agression dans la zone du crime, ce qui a orienté la recherche qui a débouché sur l'arrestation des deux suspects en question.
Le directeur régional de la sûreté a expliqué le grand nombre de coups sur le corps de la victime par la violente opposition de celle-ci, révélant que l'intérieur de sa main droite était presque totalement dépecé à cause de sa ferme prise sur l'arme des agresseurs.
Il a nié l'existence d'une quelconque parenté entre les meurtriers et affirmé qu'ils ne sont qu'une simple bande ayant évolué dans ce quartier et dont les membres sont tous connus de la police comme auteurs d'antécédents.
Le commissaire Ould Taleb a considéré que cet incident, en dépit de son caractère dramatique, n'est pas lié à des opérations de crime organisé dans le but de tuer et de régler des comptes mais plutôt un meurtre commis par des dépravés sous l'effet des stupéfiants. "La facilité d'acquérir ces produits contribue à la recrudescence de genre de crimes", a-t-il souligné
