Le ministre français des affaires étrangères visite l'ANAIR
M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères a effectué vendredi une visite à l'Agence Nationale d'Appui et d'Insertion aux Réfugiés (ANAIR).
M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères a effectué vendredi une visite à l'Agence Nationale d'Appui et d'Insertion aux Réfugiés (ANAIR). A son arrivée à l'Agence, le responsable français a été accueilli par MM. Yall Zakarya, ministre de l'intérieur, Moussa Fall, directeur général de l'ANAIR, Mohamed Said Ould Hommody, président de la commission nationale des droits de l'homme, ainsi que plusieurs autres personnalités et les responsables de l'Agence.
Prenant la parole à cette occasion, le ministre de l'intérieur s'est dit "honoré" de compter le ministre français parmi les premiers visiteurs de cette agence alors que le premier mouvement de retour volontaire des réfugiés mauritaniens vient d'avoir lieu.
"Cette visite est sans aucun doute une expression forte de l'appui constant que la France apporte à la Mauritanie et l'illustration de votre indéfectible attachement aux nobles valeurs humanitaires et aux droits de l'homme", a-t-il souligné.
Il a rappelé l'engagement du président de la république, dans son programme électoral, de résoudre les problèmes nés des douloureux évènements de 1989, précisant qu'il s'agit d'organiser le retour dans la dignité de tous les réfugiés mauritaniens qui le souhaitent, de leur rétablissement dans leurs droits et de leur insertion, ainsi que le règlement définitif du passif humanitaire.
M. Yall Zakarya a aussi dit que la visite du chef de la diplomate française intervient dans un contexte particulier, marqué par "le lâche assassinat des quatre touristes français, l'attaque du poste militaire d'El Ghallaouiya, et plus récemment encore l'attentat qui a visé l'ambassade d'Israël et l'établissement privé adjacent". Ce sont autant de graves actes terroristes, inacceptables et totalement étrangers à nos traditions de tolérances, d'hospitalité et de respect des autres", a-t-il expliqué.
Il a également précisé que "nous n'acceptons pas que le terrorisme prenne racine chez nous, et c'est pour cette raison aussi que nous le combattrons sans concession".
A cet égard, a ajouté le ministre de l'intérieur, "la Mauritanie saura compter sur l'aide de ses amis, pour renforcer son dispositif de sécurité, promouvoir les valeurs de paix, de sécurité, de démocratie et de tolérance et réduire le champ social et spatial de la pauvreté pour ne pas laisser place aux actions de désespoir." Il a aussi invité "les partenaires au développement à soutenir cette dimension de lutte contre le terrorisme".
Pour sa part, M. Bernard Kouchner, a souligné les liens d'amitié solides permanents entre les deux pays, ajoutant que ces liens ont été "raffermis par la manière dont le gouvernement a organisé les élections de l'année dernière en Mauritanie qui ont été un succès pour la communauté internationale toute entière, le Maghreb et l'Afrique".
"Nous sommes vraiment prêts à renforcer nos liens d'amitié, de coopération et en particulier dans le domaine de la sécurité dont vous êtes responsables", a dit le chef de la diplomatie française, avant de souligner "le courage et la sagesse du gouvernement mauritanien d'avoir des relations avec l'Etat d'Israël" et l'importance de ces relations pour que "les palestinien aient leur Etat". Il a souligné la détermination de la France à être aux côtés de la Mauritanie dans la question du retour et de l'insertion des réfugiés dont les premiers sont déjà revenus.
"Ne pensez pas une seconde que la France s'éloignait de vous, que les français s'éloigneraient des mauritaniens, au contraire dans cette adversité dont vous vous débarrasserez bien sûr très vite nous serons à vos côtés, comme plus encore que nous l'avons été", a-t-il conclut.
