Organisation d'une table ronde sur les valeurs civilisationnelles de la société mauritanienne
Le centre culturel de la Communauté urbaine de Nouakchott a abrité mercredi soir une table ronde sur le thème : "les valeurs civilisationnelles de la société mauritanienne".
Le centre culturel de la Communauté urbaine de Nouakchott a abrité mercredi soir une table ronde sur le thème : "les valeurs civilisationnelles de la société mauritanienne".
Cette manifestation culturelle organisée par l'association "la Fille" pour la sensibilisation et la lutte contre la déperdition scolaire, a été axée sur une conférence présentée par le Cheikh Mohamed El Hacen Ould Deddew au cours de laquelle il a passé en revue les valeurs civilisationnelles anciennes de la société mauritanienne.
Il a commencé son propos en déclarant qu'Allah a envoyé aux hommes un mode vie valable en tous temps et en tous lieux, qui règle tous les problèmes de l'humanité, s'il est bien suivi. Il a indiqué que, dans le domaine des applications, tout ce qui constitue un apport positif pour l'humanité est licite et tout ce qui est nuisible est proscrit par l'Islam.
Le Cheikh Ould Deddew a expliqué que l'Homme a reçu d'Allah le privilège de l'Ethique, de la Conscience et de la Confiance que les Cieux et la Terre ont refusé de porter. En cela, ajoute-t-il, les hommes se divisent en bénit et damné, précisant que toute fois que l'homme s'éloigne de ses valeurs morales, il approche de sa fin.
Il a cité à ce sujet ce vers d'un poète arabe qui dit : "les nations se reconnaissent en leurs morales tant qu'elles durent; si les morales disparaissent, les nations partent avec elles".
L'érudit a rappelé, dans ce contexte, ce qui a toujours caractérisé le peuple mauritanien à travers l'histoire, citant, à ce sujet, la bonne morale, l'hospitalité légendaire, le courage dans son sens vrai qui peut se reconnaître à travers la quête du Savoir et la patience face aux difficultés de la vie. Il a cité à ce sujet des personnalités comme Abdallah Ibn Yacin, Limam El Hadrami, Ibrahim Al Emewi El Mejlissi, Abu Bakr Ibn Abderrahmane et Sidi Mohamed El kunti.
A la fin de son exposé, le Cheikh Ould Deddew a mis en garde contre la mixité entre hommes et femmes, un phénomène qui, dira-t-il, est en train de se propager dans notre société. Il a terminé en disant que les biens de l'Etat appartiennent à tous les citoyens mauritaniens et que leur détournement ou leur utilisation à des fins particulières constituent un acte proscrit par la religion islamique
