Le ministre de l'économie expose les résultas des travaux du Conseil présidentiel de l'investissement en Mauritanie
Le ministre de l'Economie et des Finances, M. Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz, a tenu une conférence de presse à l'issue des travaux de la deuxième session du Conseil Présidentiel
Le ministre de l'Economie et des Finances, M. Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz, a tenu une conférence de presse à l'issue des travaux de la deuxième session du Conseil Présidentiel Pour l'Investissement en Mauritanie, mercredi à Nouakchott.
Le ministre a souligné que les résultats des travaux des trois groupes thématiques, à savoir les ressources humaines, le climat des affaires et les secteurs porteurs, ont été présentés en présence du Président de la République.
Le chef de l'Etat a, à cette occasion, exprimé son engagement et celui de son gouvernement, de ne rien ménager pour mettre en oeuvre les recommandations issues de ces travaux en vue de permettre au secteur privé mauritanien d'assurer sa part de responsabilité dans le développement économique du pays, a-t-il ajouté.
M. Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz a ensuite donné la parole aux présidents des groupes thématiques qui ont exposé en détail, les résultats de leurs travaux.
C'est ainsi que Madame Nancy Abeiderrahmane, responsable du groupe "secteurs porteurs" a parlé entre autres, du secteur de la pêche. L'Etat, dit-elle, doit veiller à prioriser la pêche artisanale et l'industrie de terre, ce qui nécessite la création d'infrastructures adaptées et des débouchés pour écouler les produits de cette pêche. Ce groupe a, en outre, recommandé que les pouvoirs publics accordent une place de choix aux secteurs de l'élevage et de l'agriculture qui occupent la majorité de la population et peuvent générer plusieurs emplois.
Quant M. Babacar N'Diaye, ancien Directeur Général de la Banque Africaine de Développement (BAD), président du groupe "ressources humaines", il a indiqué que le gouvernement mauritanien prend en considération ce secteur qui constitue le fer de lance de son économie. Le groupe s'est posé la question de savoir si les ressources humaines existantes correspondent aux besoins du pays. Malheureusement, a-t-il dit, "nous avons constaté qu'ils ne sont pas en parfaite adéquation avec ces besoins, sinon il n'y aurait pas tant de diplômés chômeurs". C'est pourquoi, le groupe a recommandé qu'un accent particulier soit mis sur la formation professionnelle et la création d'écoles et d'instituts professionnels pour aider les jeunes gens à s'intégrer dans les activités professionnelles.
M Babacar N'Diaye trouve que les ressources humaines constituent le point de départ et la finalité du développement. Le groupe a également suggéré la tenue d'états généraux de l'éducation et de la formation.
Le troisième groupe, présidé par M Patrick Lucas, du Patronat français (MEDEF), a recommandé entre autres :
- de rendre le code des investissements attractif
- de mettre en place des guichets uniques
- d'installer des zones industrielles
- de réduire le coût des investissements (eau, électricité)
- de mettre en place une fiscalisation plus souple et plus légère
- de veiller à ce que la cour arbitrale soit mise en oeuvre
- de veiller au respect de la bonne gouvernance.
Après ces exposés, le ministre de l'Economie et des Finances a répondu à aux questions posées par les journalistes de la presse nationale et internationale.
