Le président de la Banque mondiale confirme sa disponibilité pour continuer à soutenir la Mauritanie
Le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick a quitté Nouakchott mardi à l'issue d'une visite de travail de trois jours en Mauritanie. M. Zoellick a été salué
Le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick a quitté Nouakchott mardi à l'issue d'une visite de travail de trois jours en Mauritanie. M. Zoellick a été salué à l'aéroport par le ministre de l'économie et des finances, M. Abderrahmane Ould Hamma Vezzz et le représentant de la BM en Mauritanie.
Au cours de son séjour, le président de la Banque mondiale a inauguré certains projets financés dans le cadre de la coopération entre notre pays et cette institution internationale. Il a notamment signé deux protocoles d'accord avec le gouvernement mauritanien en " témoignage de l'engagement de la Banque mondiale à accorder un soutien plus adapté aux priorités du développement en Mauritanie ".
"C'est la première fois que je me rends en Mauritanie et je tiens à exprimer au gouvernement mauritanien mon désir de mieux connaître les défis auxquels le pays est confronté et dans quelle mesure la Banque mondiale peut mieux cibler son soutien au programme national de développement", a déclaré M. Zoellick lors d'une conférence de presse, mardi à Nouakchott.
"La Mauritanie a franchi de considérables étapes au cours de ces deux dernières années sur la mise en place des fondements de lutte contre la pauvreté et l'accroissement de son niveau de développement. Le processus démocratique et les réformes de bonne gouvernance amorcés en 2007 constituent des étapes encourageantes. Le Groupe de la Banque mondiale félicite le gouvernement mauritanien pour ces efforts et confirme sa disponibilité pour continuer à soutenir la Mauritanie dans sa transition politique et économique ".
Sur la base de nouvelles priorités des besoins exprimés par la Mauritanie pour son développement, le premier protocole d'accord d'entente définit la série de moyens financiers et consultatifs que le Groupe de la Banque mondiale envisage de mettre en oeuvre pour tenter de mieux remédier aux problèmes qui se posent à la Mauritanie.
Cet accord permettra à la Mauritanie d'accéder à plusieurs instruments de financement du Groupe de la BM et de ses agences, y compris la Société financière internationale (SFI) et l'Agence pour la garantie des investissements bilatéraux (MIGA) - agences qui peuvent mieux soutenir les besoins du pays. Le second constitue un accord de partenariat entre le Groupe de la Banque et le gouvernement mauritanien pour son adhésion au réseau PSLO (Réseau des attachés de liaison avec le secteur privé).
Répondant aux questions des journalistes, M. Zoellick a indiqué que la moitié de la population mauritanienne (dont 75% de ruraux) sont pauvres et manquent de services de base comme la santé, l'éducation, l'eau et les autres infrastructures à cause notamment de facteurs environnementaux tels la désertification et la rareté des pluies.
Il a ajouté que les politiques suivies par le gouvernement mauritanien comme la lutte contre la corruption et le respect des règles de transparence et de bonne gouvernance constituent la meilleure garantie possible pour l'avenir du pays.
Le président de la BM a également révélé que ses rencontre avec les responsables mauritaniens ont porté sur les plus importantes questions d'actualité telles le retour des réfugiés, l'éradication des séquelles de l'esclavage et la lutte contre la pauvreté, en plus de la position unique de la Mauritanie qui en fait un important trait d'union entre l'Afrique et le monde arabe.
Il a assuré que son institution travaillera avec le gouvernement mauritanien en vue d relever tous les défis qui se posent à la Mauritanie sur les plans de la démocratie et du développement.
A une question sur les garanties permettant d'empêcher que l'appui financier accordé par la Banque mondiale soit utilisé pour encourager la corruption et créer un fossé entre les riches et les pauvres, M. Zoellick a répondu en disant que la démocratie, la transparence et la dynamisation du contrôle parlementaire sur les projets constituent l'unique garantie pour que l'expérience du passé ne se répète pas. " Mes rencontres avec les responsables parlementaires m'ont rassuré à ce sujet ", a-t-il ajouté
