Vers la validation de la composante "B" du projet africain de lutte contre les criquets pèlerins
Les travaux de l'atelier national pour la validation du rapport d'évaluation de la composante "B" du projet africain de lutte d'urgence contre les criquets pèlerins (AELP) ont débuté
Les travaux de l'atelier national pour la validation du rapport d'évaluation de la composante "B" du projet africain de lutte d'urgence contre les criquets pèlerins (AELP) ont débuté mardi à Nouakchott.
Prennent part à la rencontre, organisée par le ministère de l'agriculture et de l'élevage, les délégués régionaux dudit ministère, certains maires des communes rurales victimes de l'invasion des criquets pèlerins de 2004 et certains groupements de paysans et d'éleveurs opérant dans les régions de l'intérieur.
La composante "B" du projet AELP porte sur le renforcement des capacités de production des agriculteurs et éleveurs victimes des invasions acridiennes de 2004 et 2005 à travers la remise de certains équipements, matériels agricoles et aliments de bétail.
Dans le mot d'ouverture qu'il a prononcé, le secrétaire général du ministère de l'agriculture et de l'élevage, M. Mohamed Moustapha Ould Abdy a précisé que l'invasion acridienne de l'été 2004 a occasionné des dégâts considérables face auxquels l'Etat a mobilisé, avec l'appui de ses partenaires, des ressources importantes. Il a évalué les dégâts à 6,1 millions hectares de cultures et de pâturages, rappelant au passage les conditions dans lesquelles le projet a vu le jour.
Pour sa part, le représentant du projet à la banque mondiale, M. Ba Oumar a retracé le processus de financement de ce projet qui cible sept pays sahéliens victimes des invasions acridiennes de 2004 et 2005. Il a aussi félicité la Mauritanie pour la parfaite organisation de l'atelier et exprimé le voeu de voir les acquis du projet préservés.
Interrogé par l'AMI, en marge de la rencontre, le chargé de la communication au projet, M. Abderrahmane Ould Neny a précisé que, dans le cadre de la composante "B", 104 puits ont été réfectionnés et 71 digues ont été construites dans les différentes régions de l'intérieur avec un financement qui dépasse les 440 millions d'ouguiyas, dont ont profité 340 milles éleveurs.
Il a ajouté que le projet se fixe pour objectif la réparation des dégâts occasionnés par les criquets au plan de l'agriculture et de l'élevage, relevant que la rencontre actuelle permettra de mieux évaluer l'impact des interventions effectuées sur le terrain afin de doter le centre national de lutte contre les criquets des moyens lui permettant de faire face à des telles situations.
Fruit de la coopération avec la banque mondiale, le projet est initié en faveur de la Mauritanie, du Sénégal, du Niger, du Burkina Faso, de la Gambie et du Tchad. Son financement est de 60 millions de dollars américains dont 6,1 sont réservés à la Mauritanie sur une période de 4 ans.
Ce financement est orienté essentiellement au renforcement du système d'alerte et d'intervention précoce contre les criquets pèlerins.
Ont assisté à la cérémonie d'ouverture, le secrétaire général du ministère délégué auprès du premier ministre, chargé de l'environnement, le conseiller technique du ministre de l'agriculture et de l'élevage et le directeur du centre national de lutte contre les criquets.
