Les transporteurs à destination de l'intérieur du pays protestent devant le ministère
Un certain nombre de transporteurs routiers desservant les villes de l'intérieur du pays ont organisé une manifestation de protestation devant le ministère des transports pour protester
Un certain nombre de transporteurs routiers desservant les villes de l'intérieur du pays ont organisé une manifestation de protestation devant le ministère des transports pour protester contre "le désordre que connaît ce secteur". Ces transporteurs réclament l'intervention du département pour organiser le transport routier et le soutirer à ce qu'ils ont qualifié "d'anarchie caractérisée dans laquelle il baigne".
Les manifestants ont résumé leurs revendications dans la nécessité de fixer des stations pour ce transport relevant de l'Etat et de les pourvoir en équipements indispensables (locaux, sécurité, eau, électricité, et autres services en plus d'un contrôle stricte conformément aux exigences imposées par la loi à toute voiture qui effectue le transport routier.
Ils ont souligné avoir payé contre ce document (qui spécifie les exigences) 2000 UM, relevant que cette taxe, qu'ils payent "régulièrement ne profite pas au trésor public et ne s'est pas répercutée sur la situation du transport dans le pays". Les transporteurs ont accusé la commission nationale chargée du suivi de la réforme du secteur du transport routier et notamment les fédérations de transport de "ne servir finalement qu'une frange limitée des transporteurs".
Ils ont relevé "l'incroyable anarchie qui prévaut au sein du secteur, désormais ouvert sans conditions devant n'importe qui, qu'il vienne de l'intérieur ou de l'extérieur" avant de demander de mener une lutte sans merci contre la concurrence déloyale et d'alléger la taxe sur le transport afin d'être plus raisonnable et plus adaptée à la réalité du transporteur.
De son côté, M. Mehdi Ould Sidi Mohamed, président de la fédération mauritanienne générale du transport a réaffirmé que "les responsables des fédérations qui opèrent sur le terrain ont adressé récemment une lettre au ministère de tutelle demandant d'activer et de mettre en oeuvre les textes organisant le secteur, ce à quoi le département concerné a répondu en déterminant l'emplacement de 5 stations à Nouakchott (Dar Naim, Le Ksar, Ryadh, Sebkha, et Toujounine) notant que les deux dernière sont en phase de réalisation".
Il a relevé que "cette manifestation n'est pas motivée par des demandes réelles mais est plutôt le résultat du mécontentement de certains transporteurs vis-à-vis de ces mesures organisationnelles du fait du non respect des exigences réglementaires par ce groupe, exigences relatives à la nécessité pour tous les transporteurs de détenir les documents leur permettant d'exercer cette activité".
Il a nié catégoriquement que la taxe dont parlent les transporteurs ait atteint 2000 ouguiyas, précisant qu'elle reste limité à 400 ouguiyas seulement". Le ministère des transports a refusé, pour sa part, de donner des précisions à ce sujet.
Il est à noter que la commission nationale chargée de la réforme du sous secteur du transport urbain est composée du directeur des transports, du conseiller du ministre des transports, d'un représentant de la douane et de la police, de représentants des autres secteurs de l'Etat et des fédérations suivantes:
- la mauritanienne générale du transport
- la fédération nationale du transport
- la fédération du transport de Mauritanie
- la fédération générale du transport
- la fédération générale du transport national
- la fédération mauritanienne du transport routier
- le réseau national de promotion du transport terrestre.
