L'érudit Abdoullah Ould Boye: les appels au faux jihad sont rejetés par la religion et la raison
L'érudit Cheikh Abdoullah Ould Boye, président du Centre international de la rénovation et de la rationalisation, a indiqué que les appels au faux jihad sont rejetés
L'érudit Cheikh Abdoullah Ould Boye, président du Centre international de la rénovation et de la rationalisation, a indiqué que les appels au faux jihad sont rejetés par la religion et la raison et qu'ils enlaidissent l'image de l'Islam.
"Ces appels transforment le jihad en bandes de crimes organisés, d'assassinats et de troubles", a expliqué l'érudit Ould Boye dans un communiqué parvenu à l'AMI.
Il a précisé que l'assassinat des touristes français le 24 décembre est un acte contraire à l'Islam et à ses préceptes tolérants qui interdisent de tuer une âme innocente. D'autant plus, ajoute-t-il, que ce meurtre est intervenu dans le mois haram de Dhul Hijja alors où les musulmans achèvent le pèlerinage des lieux saints.
"Au moment où la Mauritanie, avec son gouvernement, ses partis politiques et son peuple, tente de garantir une vie digne à ses citoyens, une bande ignorant les enseignements de sa religion, outrepassant les valeurs de son peuple et négligeant les intérêts de son pays, commet ce crime odieux", a-t-il déploré.
L'érudit Cheikh Abdoullah Ould Boye a appelé tous les mauritaniens - direction, partis politiques et peuple - à se mobiliser pour combattre cette "défaillance dans la réflexion", invitant les ulémas à souligner les défauts de cette réflexion déviée.
Il a ajouté que cet agissement est loin de l'esprit mauritanien tolérant connu à travers l'histoire et des préceptes religieux suivis par les mauritaniens.
L'érudit Ould Boye a affirmé que tous "les mauritaniens, à l'intérieur comme à l'extérieur, doivent condamner ce crime, par les paroles et par les actes, et instruire leurs fils sur le danger de ces idées importées, qui ne se basent sur aucun fondement ni dans notre religion ni dans nos valeurs, et qui vont à l'encontre de l'intérêt de notre peuple et notre nation".
