Le syndicat national des mèdecins spécialistes poursuit sa grève
Le Dr. Baba Taleb, chef du service chirurgie à l'hôpital national et porte parole du syndicat national des mèdecins spécialistes a indiqué que ce syndicat poursuit sa
Le Dr. Baba Taleb, chef du service chirurgie à l'hôpital national et porte parole du syndicat national des mèdecins spécialistes a indiqué que ce syndicat poursuit sa grève ouverte qui intervient sur fond d'accumulation de problèmes dont souffre cette catégorie de fonctionnaires.
Il a ajouté, dans une déclaration à l'AMI, que "les mèdecins spécialistes, et pour des raisons exclusivement humanitaires, s'engagent à présenter des prestations sanitaires aux malades dans les services d'urgence seulement".
Il a révélé une cascade d'actions que le syndicat entreprendra au moment opportun si, dit-il, les autorités persistent à ne pas répondre aux revendications de ces spécialistes relevant toutefois, que ceux-ci restent disposés au dialogue avec les autorités compétentes pour résoudre ce problème.
Le Dr. Baba Taleb a précisé que cette grève intéresse à la fois les secteurs public et privé et constitue le prolongement de la grève passée qui a été suspendue à l'issue d'un accord signé entre le syndicat et les autorités concernées au sujet de la satisfaction des revendications du syndicat avant la fin de l'année 2007.
Le docteur s'est étonné du fait que les autorités ont abordé des problèmes complexes alors qu'elles s'abstiennent de résoudre ce problème qui ne coûte au budget que 12 millions d'ouguiya par mois et qui pourtant concerne la vie de tous les citoyens.
Le directeur de la fonction publique, M. El Moctar Ould Ahmed Ely a affirmé dans ce cadre que la grève engagée par le syndicat des médecins spécialistes depuis le 31 Décembre 2007 n'a pas pris en considération les aspects juridiques relatifs à, ce droit, pourtant constitutionnel.
Il a ajouté que la décision de grève doit être précédeé par un préavis qui comporte la date de celle-ci et sa durée précisant qu'une grève d'une durée indéterminée est illégale selon les dispositions du deuxième alinéa de l'article 2 du decret No 207-71 en date du 5 Août 1971 relatif au droit de grève des fonctionnaires.
M. Ould Ahmed Ely a ajouté que l'article 5 de la même loi énonce que la non exécution de prestations hors cadre légal entraine le prélèvement d'un pourcentage, correspondant à la période d'absence, sur le salaire et les indemnités.
Il a indiqué que le syndicat des médecins spécialistes a formulé une demande ayant pour objet la création d'un nouveau statut particulier pour les spécialistes et a annoncé son intention de déclencher une grève le début du mois passé si sa doléance n'est pas satisfaite.
Le directeur a précisé que pour examiner cette demande, une réunion a été tenue à la primature en présence des représentants des ministères de la santé, de la fonction publique et la modernisation de l'administration et les syndicats des médecins spécialistes,d es sages femmes et accoucheuses où le syndicat en question a demandé qu'il soit classé en catégorie A au lieu de B eu égard au nombres d'années de formation et le niveau scientifique requis pour le recrutement.
Cette réunion, a dit M. Ould Ahmed Ely a été sanctionnée par la mise en place d'un comité, présidé par le directeur de la fonction publique et comprenant un délégué du ministère de la santé et des représentants des syndicats, pour l'examen de cette situation.
Ce comité, a t il poursuivi, a préparé un projet de décret qui abroge et remplace le décret portant statut des corps de fonctionnaires du ministère de la santé et des affaires sociales et répond aux doléances des mèdecisn spécialistes.
Le retard du travail de la commission est causé selon le directeur de la fonction publique par la volonté de ses membres de maîtriser tous les aspects juridiques de la question
Le ministère, précise -t- il encore, a répondu à cette grève-surprise et unilatérale en explicitant les étapes du litige et en réaffirmant que le processus sur lequel le gouvernement et les syndicats s'étaient mis d'accord, sera poursuivi.
Le directeur de la fonction publique a relevé que le syndicat des infirmiers et sages femmes poursuit son action avec ladite commission et demande d'accélérer le nouveau projet.
Mme Salka Mint El Hor, une des malades qui attend d'être opérée a demandé aux hautes autorités du pays d'intervenir pour règler ce problème qui menace la vie de beaucoup de citoyens.
Elle a exprimé sa préoccupation par rapport au comportement des autorités sur cette affaire.
Quant à M. Baba Ould Mohamed, malade qui attendait lui aussi une intervention chirurgicale, il a indiqué que l'Etat dépense des sommes considérables pour des gens qui ne présentent aucune prestation aux citoyens alors qu'il refuse de régler un problème qui peut coûter la vie à beaucoup d'entre eux.
