Démarrage de l'atelier de concertation sur la stratégie anti-mines
Les travaux de l'atelier de concertation sur les objectifs et les domaines d'application de la nouvelle stratégie nationale de lutte anti-mines, organisée par le ministère de la décentralisation et de
Les travaux de l'atelier de concertation sur les objectifs et les domaines d'application de la nouvelle stratégie nationale de lutte anti-mines, organisée par le ministère de la décentralisation et de l'aménagement du territoire ont démarré aujourd'hui, lundi à Nouakchott.
Il s'agit pour les organisateurs d'impliquer les acteurs dans le domaine dans l'étude stratégique nationale anti-mines et de noter leurs avis à ce sujet en vue de son élaboration dans sa version finale.
Quelque 30 participants sont partie prenante à cette journée venant des départements de la défense, de l'intérieur, de la décentralisation et de l'aménagement du territoire, des communes riveraines de la voie ferrée, notamment celles de Boulenouar, Inal et Tmeimichatt ainsi que des représentants des organisations de la société civile.
Prenant la parole à l'ouverture de la rencontre, le ministre de l'artisanat et du tourisme, ministre de la décentralisation et de l'aménagement du territoire par intérim, a indiqué que cet atelier de concertation sur la stratégie Nationale de la lutte anti-mines vient couronner ces importants efforts pour mettre en place un cadre stratégique transparent et cohérent, en collaboration avec l'ensemble des intervenants dans ce domaine et en particulier, nos partenaires au développement.
"Je suis convaincu, a-t- il dit, qu'au terme des travaux de cet atelier, vous parviendrez à mettre en place une stratégie nationale adaptée, qui nous permettrait d'atteindre nos objectifs, conformément aux engagements pris.
Pour sa part, le coordinateur du programme nationale de déminage humanitaire a souligné que son programme, qui relève du ministère de la décentralisation et de l'aménagement du territoire, a pour mission de nettoyer le territoire national de ses mines et engins pour répondre ainsi aux engagements de la convention d'Ottawa ratifiée par notre pays en 2000.
Ce travail s'inscrit, note-t- il, dans le cadre des objectifs de notre département pour la sécurité des populations et la création d'un cadre convenable pour le développement de ses communautés dans les zones affectées.
Et le coordinateur du programme de préciser que de grands efforts, ont été déjà réalisés grâce au travail remarquable de l'ensemble des intervenants dans l'action anti-mines sur le terrain et en particulier les Forces armés (unités du génie Militaire) et la société civiles (réseaux des ongs à Nouadhibou et Zouerate).
En ce qui la concerne, la représentante du PNUD, Mme Narjess Saidane a souligné l'engagement tout particulier du Gouvernement mauritanien et sa détermination à oeuvrer pour la réalisation des objectifs fixés par le traité d'Ottawa.
Pour preuve, s'il en est besoin, dit-elle, le Gouvernement vient de transférer la tutelle du Bureau national de déminage humanitaire au ministère de la décentralisation et de l'aménagement du territoire, créant ainsi un corps civil pour coordonner l'action de lutte contre les mines dénommé "programme national de déminage humanitaire pour le développement".
Pour favoriser la gestion transparente dudit programme, le ministère ajoute Mme Narjess Saidane, a mis en place un comité de pilotage et un budget d'environ 100.000 USD en 2007.
Le gouvernement, a également appuyé, fait elle remarquer, les activités anti-mines par des contributions financières à hauteur de 20% des montants alloués, montrant ainsi à la communauté internationale sa détermination à atteindre les objectifs qu'il s'est fixés.
L'évènement s'est déroulé en présence des ministres de la défense et de l'intérieur ainsi que secrétaire général du ministère de la décentralisation et de l'aménagement du territoire en plus des ambassadeurs de l'UE et du représentant de l'Unicef
