Gestion des ressources naturelles : Un exemple de participation communautaire
Moudji est connu pour sa forêt dense qui servait jadis de berceau aux lions et autres fauves. Avec les années de sècheresse et surtout l'exploitation abusive de l'homme, le peuplement
Moudji est connu pour sa forêt dense qui servait jadis de berceau aux lions et autres fauves. Avec les années de sècheresse et surtout l'exploitation abusive de l'homme, le peuplement arboricole s'est rétréci comme une peau de chagrin, menacé littéralement de disparition.
Pour freiner cette menace, les populations des 6 villages de la zone qui couvre 64 kilomètres carrés se sont regroupé dans une association (grappe) grâce à l'appui de la coopération allemande (GTZ) en vue de préserver le peu de forêt qui reste et ainsi de favoriser la régénération des espaces dégradés.
La première opération engagée par les populations est de bannir la hache dans ce périmètre et des opérations de reboisement ont ensuite été menées ainsi que la mise en place de pare-feux annuellement, grâce à des techniques traditionnelles qui épargnent les arbres.
Les usagers de cette grappe, interrogés par le reporter de l'AMI, ont exprimé leur satisfaction pour les bons résultats qu'ils enregistrent depuis 3 ans pour préserver leur milieu naturel. Selon eux, la forte pression liée à la carbonisation a cessé et les feux de brousse sont limités (2 seulement en trois ans).
Aujourd'hui, à Moudji, la forêt est entrain de reprendre sa place d'antan et les populations se sentent concernées et ce après avoir pris conscience de la nécessité de gérer efficacement le milieu naturel d'où elles tirent leur subsistance.
Quinze grappes existent au Guidimakha et contribuent à la protection et à la restauration des ressources floristiques.
