Lancement du projet "diversification et commercialisation des produits à valeur ajoutée" (CFC)
Le projet "diversification et commercialisation des produits à valeur ajoutée en Guinée et en Mauritanie" a été lancé mardi matin à Nouakchott.
Le projet "diversification et commercialisation des produits à valeur ajoutée en Guinée et en Mauritanie" a été lancé mardi matin à Nouakchott. Les composantes essentielles du projet portent notamment sur l'étude des marchés, l'établissement d'une unité pilote pour la préparation de produits à valeur ajoutée, l'introduction des normes de l'assurance qualité, la formation des producteurs en matière de contrôle de qualité, d'hygiène et de marketing et l'évaluation des besoins en matière de promotion et d'investissement à long terme.
Prenant la parole à cette occasion, le directeur administratif et financier, secrétaire général par intérim du ministère des pêches a insisté sur l'importance particulière qu'accorde la Mauritanie "au secteur de la pêche qui constitue l'un des piliers de l'économie nationale pour ses ressources halieutiques considérables". Il a ajouté que ces ressources procurent à la Mauritanie des devises et générant des emplois importants qui contribuent au développement économique et social du pays.
Le secrétaire général par intérim a souligné que le "lancement de ce projet s'inscrit dans la politique de la valorisation des produits de la pêche, en particulier la transformation, qui constituent un choix stratégique du gouvernement et l'une de ses préoccupations majeures définies dans la stratégie du développement du secteur qui a été adoptée récemment.
"Cette stratégie", a-t-il dit, "tient en compte l'ensemble des potentialités du développement du secteur et en particulier la transformation des produits de la pêche", soulignant que cette option a été faite parce qu'elle contribue à la préservation de la ressource.
Prenant la parole à son tour, le directeur des industries de pêche et de l'inspection sanitaire a rappelé le rôle important joué par le secteur de la pêche dans l'économie du pays où il contribue à environ 10% du PIB, 25% du budget national et 45% des valeurs d'échanges extérieurs.
Il a noté que "la transformation, la promotion et la commercialisation des produits de la pêche constituent l'un des principaux axes prioritaires définis dans la stratégie du développement élaborée par le secteur pour la période 2007-2008".
De son côté, le Pr. William Emerson, fonctionnaire principal au siège de la FAO à Rome, a insisté sur la nécessité de faire en sorte que l'effort de pêche soit proportionnel à la capacité de régénération du produit pour assurer son utilisation durable, d'où le rôle important du projet en question et de favoriser dans les pays en développement de les produits à valeur ajoutée en plus du transfert de technologies et de savoir faire.
Notons que le projet comprend 6 composantes dont des études spécifiques de marchés, l'établissement pour d'une unité pilote pour la préparation du produit, la formation des producteurs sur la qualité du produit, le développement des opportunités de marché et l'évaluation des besoins en matière de promotion et d'investissement en plus de la dissémination des résultats du projet
