Poursuite des travaux du séminaire sur le renforcement du contrôle financier en Mauritanie
Les travaux de la troisième et dernière journée du séminaire sur le renforcement du contrôle financier ministériel en Mauritanie ont été centrés,
Les travaux de la troisième et dernière journée du séminaire sur le renforcement du contrôle financier ministériel en Mauritanie ont été centrés, dimanche au complexe touristique de Tenadi (90 km de Nouakchott sur la route de l'espoir), sur les facteurs de réussite et de risque de la réforme de l'ordonnancement, la restitution des travaux des ateliers et la formulation de recommandations de nature à assurer la réussite de la réforme des dépenses publiques en Mauritanie.
Les deux premiers jours de cette rencontre organisée par le ministère de l'économie et des finances avec l'appui de la coopération française, auront permis aux participants de cerner les contours du contrôle de la dépense publique, de mesurer les pas franchis sur la voie de la réalisation de la réforme et de définir les contraintes qui persistent encore.
Le contrôleur budgétaire et comptable ministériel auprès du ministère français de l'agriculture, M. Philippe Didier qui a présenté une conférence introductive sur "les 7 piliers de la sagesse budgétaire" a indiqué à l'AMI, que le contrôle financier est un instrument indispensable pour la réussite de la réforme, eu égard, à son rôle dans la maîtrise des composantes de la bonne gestion, le respect de l'équilibre entre la dépense et la recette et l'évolution contrôlée de la dépense.
M. Didier a ajouté qu'il est important que ce dispositif soit piloté stratégiquement par le ministère et qu'une attention particulière soit accordée à la qualité de l'information, à la création d'outils performants de restitution et à l'autonomie conférée à chaque direction.
Il a relevé, avec satisfaction, les aptitudes des contrôleurs financiers ministériels mauritaniens insistant, dans ce cadre, sur la nécessité d'élargir la formation en faveur des interlocuteurs des contrôleurs, notamment, le réseau de correspondants dans les directions administratives et financières pour que ces derniers acquièrent les connaissances requises en matière de programmation et de mise en place de crédits.
M. Christian Coste contrôleur financier à l'ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar), qui a présenté une communication sur les " principes et réalités du contrôle financier, évolution en France et en Afrique" a déploré un déficit de contrôle au niveau interne des administrations, précisant que les structures d'ordonnancement doivent prendre en considération les avis des contrôleurs dans leur gestion quotidienne.
Il a aussi suggéré le renforcement des mesures dissuasives pour assurer le respect des règles du jeu.
M. Christian Coste a relevé le manque de synergie entre les différentes structures de contrôle au niveau d'un même département, pourtant indispensable pour éviter des incidents de gestion regrettables, a-t-il dit.
M. Mohamed El Hacen Ould Amar, contrôleur financier ministériel au département de l'équipement, de l'habitat et de l'urbanisme, a souligné l'importance de ce séminaire, espérant que les résultats de cette rencontre contribuent à la solution des contraintes qui pèsent sur le contrôleur dans l'exercice de sa fonction. Ces contraintes, a-t-il poursuivi, portent sur le niveau bas de la dotation accordée aux contrôleurs, le même montant alloué au premier groupe composé de sept contrôleurs est désormais maintenu pour les 20 contrôleurs financiers ministériels, nommés par arrêté du ministre en date du 9 Octobre 2007 a-t-il dit.
M. Ould Amar a également déploré les conditions d'exercice du contrôleur, en particulier le non respect des avis de ces derniers le plus souvent court-circuités.
AMI
