Communiqué relatif à l'ajustement des tarifs de l'électricité et de l'eau

Suite à l'annonce vendredi des augmentations des tarifs d'eau et d'électricité annoncées par le ministère de l'Hydraulique, de l'Energie et des technologies de l'Information
Suite à l'annonce vendredi des augmentations des tarifs d'eau et d'électricité annoncées par le ministère de l'Hydraulique, de l'Energie et des technologies de l'Information et de la Communication, augmentations liées selon le Département à celles des hydrocarbures sur le plan mondial, le communiqué qui suit a été rendu public par ce ministère ce dimanche soir : "Les récents ajustements tarifaires pour les services publics d'eau et d'électricité s'expliquent principalement par l'évolution des coûts des facteurs de production et par la nécessité d'assurer la continuité de ces services. POUR L ELECTRICITE Etat des lieux La situation de la SOMELEC est particulièrement difficile aussi bien au niveau technique qu'au niveau financier. En effet, en plus d'un outil de production très dégradé, l'entrepris s'est retrouvée en quasi-faillite avec des pertes cumulées prévisionnelles au 31 décembre 2007 de plus de 12 milliards d UM. Cette situation est liée : -d'une part, à la charge croissante non compensée par les ajustements tarifaires, du coût des hydrocarbures qui représentent environ 85% des coûts de production. Ainsi, le prix du gasoil a presque triplé (+300%) entre 2001 et 2007, au moment où les tarifs sont restés bloqués entre 2001 et 2005 et n ont cru que de 32% depuis 2005. Dans le même temps, la proportion de la production de Manantali diminuait sous l'effet d une augmentation soutenue de la demande. -et d'autre part, au déficit d'investissements consécutif à la privatisation non menée à son terme, lequel a entraîné un déséquilibre important entre l'offre et la demande. Ces éléments expliquent les perturbations observées au niveau de la continuité du service public d'électricité, notamment lors de l'été 2007. 2. Mesures prises ou à prendre 2.1. Dans l'immédiat Pour atténuer le déséquilibre offre/demande, les mesures prises ont porté sur, d'une part, la location de nouvelles capacités de production et, d autre part, sur l'identification et la mise en oeuvre d un programme de réhabilitation et de remise à niveau de l'outil de production. Compte tenu du coût de ces actions et de la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures, la restauration de l'équilibre de l'entreprise aurait nécessité, sans les efforts de l'Etat et de l'entreprise, un ajustement tarifaire de 45%. Pour amortir le surcoût pour le citoyen et assurer, dans l'immédiat, la viabilité de l'entreprise, les mesures suivantes ont été prises :" - l'Etat a consenti d importants efforts pour faciliter l'accès au crédit bancaire à hauteur de 10,5 milliards d UM, a assuré la prise en charge à hauteur de 3 milliards d'UM, des engagements auprès d'ESKOM (Manantali) et a octroyé une subvention de près de 3 milliards UM au titre du budget 2008. De plus, le cadre légal d'intervention de la SOMELEC sera adapté pour lui permettre d'améliorer son efficacité à travers notamment la contractualisation de ses rapports avec l'Etat et l'adoption d'une loi réprimant la fraude de l'électricité; - la SOMELEC s'est engagée à porter le rendement global (énergie facturée/énergie produite) de 70,95% actuellement à 76% en 2008 et à réduire sensiblement les coûts de production par l'optimisation des procédés et la recherche de gains d'efficacité; Ces mesures permettent ainsi de réduire considérablement l'impact tarifaire et de ramener les augmentations nécessaires à un niveau de 5% pour la catégorie dite sociale (puissance souscrite de 2 kVA comprenant 43% des abonnés BT) et 21,62% pour les autres catégories. 2.2. A Moyen terme Les projets engagés par le Gouvernement devraient aboutir d ici 2010 et permettront de couvrir les besoins du pays en électricité. De son côté, l'entreprise a engagé un programme de redressement qui devrait lui permettre d'améliorer sensiblement ses performances. POUR L EAU : 1. Etat des lieux La situation de l'approvisionnement en eau potable, était caractérisée par un déficit global notamment au niveau de la ville de Nouakchott où la production, du fait du manque d'énergie électrique, s'est établie à 45 000 m3/jour au moment où les besoins dépassaient 80.000m3/ jour en période de grosses chaleurs. 2. Mesures prises et à prendre 2.1. Dans l immédiat Afin de pallier cette situation, des mesures ont été mises en oeuvre pour assurer une meilleure distribution de l'existant et atténuer, dans une certaine mesure, la situation quotidienne des populations. Elles ont permis : I) le renforcement et l'amélioration de la distribution par citerne dans les quartiers précaires avec le passage du nombre de rotations quotidiennes de citernes du simple au double, II) la réalisation d'interventions sur le réseau pour lever les principaux goulots d'étranglement et améliorer le rendement. III) la levée de la contrainte énergétique pour assurer un niveau de production et de transit de 60 000 m3/jour IV) l'amélioration de la distribution au niveau de la ville de Nouakchott. C est ainsi que la production quotidienne moyenne est passée de 45 000 m3 au mois de mai 2007 à plus de 58 000 m3 depuis septembre 2007, soit un accroissement de près de 30% et V) le renforcement de la production au niveau de certaines villes (Néma, Aioun et Tintane)". A court-terme les mesures porteront sur : (I) l'augmentation de la capacité de production à Nouakchott pour une production moyenne escomptée de 64 000 m3/jour, (II) le renforcement de la production à Tidjikja, Nema, Aioun et Guerou et (III) l'amélioration de la distribution au niveau Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Akjoujt, Kaédi, Tidjikja, Aleg, Aioun, Boutilimitt, et Boghé. 2.3. A Moyen terme : En plus de la solution Aftout Essahli, le Gouvernement examine avec intérêt la possibilité de monter des unités de dessalement d eau de mer pouvant contribuer I) à réduire le déficit pour la période critique des étés de 2009 et de 2010 et II) comme option stratégique en vue notamment de préserver la ressource et diversifier l'approvisionnement de la ville. Pour prendre en charge : I) le surcoût engendré par la hausse des prix d'électricité, consécutive à la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures, et II) l'amélioration de la situation de la desserte en eau et préserver l'équilibre d'exploitation de la SNDE, il a été décidé de : I) améliorer le rendement global qui doit passer de 68% actuellement à 72% en 2008 ; II) réviser les tarifs de l'eau (sans toucher aux prix des tranches sociales : tranche I et Bornes fontaines)". AMI

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02