L'opposition ne sera jamais à l'origine de la rupture avec le pouvoir, assure Ahmed Ould Daddah
Le président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Monsieur Ahmed Ould Daddah a affirmé que l'opposition suit la voie du dialogue et qu'elle se considère, avec le
Le président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Monsieur Ahmed Ould Daddah a affirmé que l'opposition suit la voie du dialogue et qu'elle se considère, avec le régime au pouvoir, comme "des partenaires dans une seule affaire".
"L'opposition ne sera jamais à l'origine de la rupture avec le pouvoir et restera attachée au dialogue et au contact entre les deux parties", a ajouté Ould Daddah lors d'un point de presse qu'il a donné samedi à l'issue des journées de réflexion organisées par le RFD. Il a justifié cet état d'esprit de l'opposition par sa "volonté réelle de trouver un accord sur tout ce qui sert les intérêts du pays".
Le numéro 1 du RFD a également indiqué que les cinq principaux partis d'opposition sont unanimes sur un certain nombre de questions qu'ils ont présentées en tant que "priorités nationales" au cours de leur rencontre avec le président de la république. Ce sont des questions qu'ils faut s'employer à régler, a-t-il souligné, précisant qu'il s'agit notamment de "la situation économique et sociale du pays, du problème de la drogue et de la situation de certaines entreprises nationales". Ould Daddah a considéré "qu'accuser l'opposition de surenchère constitue une forme de provocation".
"Je ne suis pas disposé à réagir aux rumeurs propagées par certains", a aussi dit le président du RFD qui a assuré que "l'opposition n'agira que conformément aux fondements constitutionnels clairs et à ce qui est permis par la loi". Il a annoncé que l'opposition organisera un meeting populaire le 31 octobre courant en vue de demander au pouvoir d'engager des réformes de nature à améliorer les conditions de vie des populations.
Il a ajouté que ce meeting constitue également "une expression populaire du rejet de certaines propositions avancées par le pouvoir telles la liquidation d'Air Mauritanie, la privatisation de la SNIM, la création du parti du pouvoir et l'installation d'une base américaine dans notre pays".
M. Ahmed Ould Daddah a assuré que les partis d'opposition sont sur la même longueur d'onde par rapport à ces questions et qu'ils s'accordent à lutter ensemble suivant une méthodologie unifiée. Il a toutefois précisé que chacun de ces partis détient ses propres priorités et son propre style dans le travail politique dans le but de parvenir à ses objectifs.
Mais cela, devait il souligner, "ne les empêchera jamais de développer un bon partenariat sur les questions objet de convergence de vue, et c'est ce qui existe actuellement".
Evoquant longuement les craintes de son parti par rapport à la création du parti de la majorité, le n° 1 du RFD a expliqué qu'il redoutait "le retour du pays à la case de départ ", ce qui provoquera, selon lui, "le blocage et l'atteinte à la sécurité et à la sérénité entre les protagonistes politiques".
Il a estimé que le vice ne se trouvait pas au niveau des personnes qui évoluaient dans le PRDS mais plutôt au niveau du mode de pouvoir alors en place", précisant que "parmi ceux qui travaillent à la mise en place du nouveau parti, on trouve des responsables du développement de ce mode de pouvoir".
"La présence, dans la forme comme dans le fond, du président de la république et de l'institution de la présidence dans ce parti sous-tend une élimination dans le berceau de la démocratie, une injustice claire envers les autres partis et une forme d'injustice à l'égard des citoyens en général", a également dit Ould Daddah.
Il a souligné "l'importance" de l'institution de la présidence du moment où elle constitue la référence et où le président doit être au dessus des partis, un arbitre neutre".
Ahmed Ould Daddah s'est dit étonné de voir les initiateurs du nouveau parti "tenir leurs meetings et réunions dans des lieux publics le fait leurs missions sillonnent le pays alors que le parti n'a pas encore déposé sa demande d'autorisation". "C'est un traitement deux poids deux mesures à l'égard des partis politiques", a-t-il relevé.
Le chef du RFD a appelé le président de la république en tant que responsable des intérêts du pays à revenir sur la décision d'ouverture du capital de la SNIM vu la perte qu'elle occasionne pour les Mauritaniens et pour la Mauritanie sur les plans économique, social et moral.
Commentant les objectifs du séminaire organisé par le RFD vendredi et samedi, Ould Daddah a indiqué que ses résultats seront consignés dans un "document référence" reflétant la vision future de son parti.
Il a précisé que l'émergence de deux tendances au sein du RFD pendant les discussions est dû à sa démocratie, à l'élargissement de sa base, au respect de sa direction de toutes les opinions et à l'adoption du point de vue de la majorité dans toutes les décisions relatives au parti.
AMI
