Les pâturages existants sont pauvres en éléments nutritifs nécessaires

"Les pâturages existant sont pauvres en éléments nutritifs nécessaires pour l'alimentation équilibrée du cheptel". C'est ce qu'ont déclaré
"Les pâturages existant sont pauvres en éléments nutritifs nécessaires pour l'alimentation équilibrée du cheptel". C'est ce qu'ont déclaré des sources de la direction de l'élevage relevant du ministère de l'agriculture et de l'élevage en dépit, disent-ils de la disponibilité relative des pâturages et de leur bonne répartition au niveau des différentes zones pastorales du territoire national. Les mêmes sources précisent qu'il appartient aux éleveurs de se mobiliser et d'être sensibilisés sur les voies qu'il convient de suivre pour rendre disponibles les éléments nutritifs (riches en calories) pour l'alimentation du bétail. Ces éléments, doivent comporter les résidus de l'agriculture et le fourrage industriel. Les mêmes sources ont insisté sur l'importance que représente la protection des pâturages contre les feux de brousse et la création d'une atmosphère de cohésion et de concertation entre les secteurs de l'agriculture et de l'élevage d'une part et celui de l'environnement de l'autre. Elles ont notamment relevé que les pâturages existants sont suffisants pour couvrir les besoins du cheptel mauritanien mais ne représentent qu'une part réduite de ceux de la production industrielle qui a intégré le secteur depuis quelques années. D'autres sources estiment que la problématique posée actuellement réside dans la manière d'exploiter les pâturages naturels situés dans des zones où il n'y a pas de points d'eau et dans la manière d'arriver à une gestion rationnelle et durable des ressources proches des points d'eau et la lutte contre la transhumance et les surpâturages. Selon la direction de l'élevage, les pâturages sont concentrés cette année dans les wilaya des deux Hodh, de l'Assaba, du Gorgol, du Guidimagha, du Brakna et du Trarza. Les wilayas du nord connaissent, contrairement à celles du sud, un déficit consécutif à la quasi absence de précipitations depuis plus de deux ans. Le chef de service production animale à la même direction, M. Sidi Bouna Ould Gaouad a indiqué qu'il est nécessaire de prendre des dispositions préventives pour éviter une crise alimentaire et sanitaire du cheptel dans les zones où a été constaté le déficit pluviométrique et veiller donc à préserver les zones où l'on note d'importantes ressources pastorales. Et d'ajouter que les systèmes de production extensifs nécessitent une quantité considérable de fourrage pour augmenter la production laitière et améliorer les conditions de vie des populations rurales. Quant au Dr. Mohamed Lemine Ould Haki, chef de section production, il a rappelé que la transhumance du bétail des éleveurs mauritaniens vers les pays voisins n'est pas nécessairement liée à l'existence ou non de bons pâturages dans le pays mais relève d'une tradition faisant que l'éleveur cherche toujours à renouer avec les pâturages de ces pays plus riches et disposant d'eau abondante. Il a appelé à développer et améliorer les méthodes de production suivies à ce jour et changer les mentalités dans le domaine de la production animale pour garantir une renaissance du secteur. Le secteur dispose d'immenses potentialités et est source de vie d'une large frange de la population, rurale en particulier. M. Ould Haki a mis l'accent sur l'intérêt que présente la création de périmètres pilotes dans les zones pastorales et la construction de stations de recherche pour déterminer les potentialités réelles du secteur en plus de l'encouragement du crédit pastoral.

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Mis à jour le 22/10/2026 00:02