Démarrage du programme d'appui aux capacités de la société civile
La capitale a abrité ce jeudi, le démarrage officiel du programme d'appui aux capacités de la société civile et à la bonne gouvernance financé sur une durée
La capitale a abrité ce jeudi, le démarrage officiel du programme d'appui aux capacités de la société civile et à la bonne gouvernance financé sur une durée de 30 mois par le 9ème FED pour un montant de 4,5 millions d'euros.
Ce programme, supervisé par le ministère chargé des relations avec le parlement et la société civile, est articulé autour de quatre composantes.
La 1ère, régionale, intéresse les wilaya du Brakna, du Gorgol, du Hodh Charghi alors que les deuxième, troisième et quatrième sont nationales et concernent les droits de l'homme, la culture citoyenne et le renforcement des capacités de la société civile, son organisation et la modernisation des textes la régissant.
Chaque composante de ce programme repose sur plusieurs axes repertoriés selon les spécificités des projets d'intervention et la nature de leurs activités ainsi que des personnes ciblées.
Dans son allocution à cette occasion, M. Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil, ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile a souligné que la conception de ce projet est le fruit d'efforts concertés dans le cadre d'un partenariat entre la Mauritanie et l'Union Européenne dans plusieurs domaines.
Il a ajouté que le succès de ce projet est tributaire de l'engagement de la société civile à contribuer à relever les défis auxquels fait face le pays notamment en matière économique et sociale.
"Le démarrage de ce projet intervient au moment où le gouvernement planche sur la promotion d'un environnement favorable à l'émergence d'une société civile consciente de son rôle engagée dans la bataille du développement et la lutte contre la pauvreté, l'ignorance et les mentalités rétrogrades.
M. Ould Brahim Khlil a enfin émis l'espoir de voir les acteurs de la société civile puissent profiter de manière convenable de ce projet et fassent preuve de responsabilité et de sérieux.
Pour sa part, M. Géza Stammer, 1er secrétaire de la délégation de l'UE à Nouakchott a relevé que dans ce domaine "le chapitre du possible est vaste, l'expertise des organisations de la société civile (OSC), l'imagination, la qualité des hommes et des femmes, les capacités de plaidoyer, l'initiative, la connaissance du terrain ainsi que l'honnêteté pour faire un travail vraiment utile" font que des perspectives prometteuses sont ouvertes pour ce genre de programme.
Il a encore indiqué que pour ces raisons justement, on attend beaucoup des OSC pour faire réussir ce programme.
Notons que le programme se fonde, dans la gestion des projets qu'il finance, sur une approche transparente sous la supervision d'une instance choisie à l'issue d'un appel à candidature international.
Cette instance technique d'orientation et de suivi comprend 9 membres dont 6 désignés par la société civile et 3 représentant les départements ministériels concernés par les domaines d'intervention du programme le premier du genre entièrement destiné à la société civile.
Le démarrage des activités de ce programme marque l'entrée effective de l'application de la politique gouvernementale en matière de société civile.
Il s'agit ici de considérer désormais celle-ci en tant que partenaire responsable à même d'accompagner les pouvoirs publics dans la gestion des stratégies et projets et se trouvant à toutes les phases du processus depuis la conception jusqu'à l'exécution en passant par le suivi et l'évaluation.
