Point de presse du coordinateur du groupe chargé de la formation du parti de la majorité présidentielle

Le coordinateur du groupe oeuvrant pour la constitution du parti de la majorité présidentielle, M. Yahya Ould Ahmed El Waghef a donné dimanche une conférence de presse dans
Le coordinateur du groupe oeuvrant pour la constitution du parti de la majorité présidentielle, M. Yahya Ould Ahmed El Waghef a donné dimanche une conférence de presse dans laquelle il a expliqué les raisons qui ont conduit à la création d'un parti de la majorité présidentielle. Il a aussi évoqué ce qu'il qualifié "de campagne" que mènent certains contre le projet de formation dudit parti. Dans son mot introductif, le coordinateur a remercié les médias pour l'intérêt qu'ils portent à la mise en place de ce parti, indiquant que cet évènement inaugure un programme de rencontres avec les organes de presse sur la base de sa vision et sa méthode fondées sur le principe de la transparence. M. Ould Ahmed El Waghef a essayé, au cours son intervention, de répondre à deux questions qui se posent ces jours-ci, à savoir : Pourquoi la création actuellement d'un parti politique ? Cette campagne que véhiculent certains contre ce projet est-elle logique ? Pour la première question, le coordinateur a indiqué que la création d'un parti politique est une nécessité justifiée par les deux facteurs suivants : -La nature de la scène politique : -La nature des partis politiques en tant que cadre idéal de l'exercice de la politique. Pour le premier point, le coordinateur a fait remarquer que la scène politique se caractérise par l'existence d'une large tendance des forces centristes modérées. Ce courant, dit-il, a prouvé sa grande popularité aux élections législatives et présidentielles. Il a ajouté que ce courant s'est mobilisé derrière l'ambitieux programme du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi au cours des 1er et 2ème tours, programme qui préserve l'unité nationale, consolide la démocratie, la transparence, la bonne gouvernance, instaure l'Etat de droit et l'équité, programme qui garantie la justice sociale, la promotion économique, la lutte contre les tares sociales et s'attèle à la préservation des libertés et de la primauté de la loi. Au sujet de la mission du nouveau parti, le coordinateur a dit que ce parti sera un partenaire dans le pouvoir avec les autres partis de la majorité présidentielle. De même, dit-il, il restera un cadre de réflexion et d'étude des grands dossiers nationaux et une force qui met à la disposition du gouvernement des avis et approches sur les meilleurs moyens de mettre en oeuvre le programme politique voté par la majorité du peuple mauritanien. S'agissant de la deuxième portant sur la campagne anti-projet, le coordinateur a dit que cette campagne menée contre le parti de la majorité présidentielle et sa qualification de "parti-Etat" est une façon de juger les intentions de ceux qui soutiennent le projet et constitue selon lui une pratique contraire à la démocratie et aux règles de la tolérance et de l'équité. "Nul ne doute que tous les régimes démocratiques de par le monde sont fondés sur un parti ou des partis qui dirigent et d'autres qui se trouvent dans les rangs de l'opposition. Cela n'a jamais était une source de crainte ou de doute", dit-il. Il a ajouté que personne n'ignore que les personnes engagées dans cette initiative sont celles qui ont institué les lois et règles grandissant le respect des deniers publics et la transparence dans la vie publique. Bien qu'indépendants, ils ont adopté le financement des partis politiques et celui du chef de file de l'opposition démocratique avec transparence concrétisant les principes d'ouverture et de partenariat, loin de tout égoïsme et favoritisme, a-t-il noté. M. Ould Ahmed El Waghef a aussi rappelé que les auteurs de cette campagne sont des présidents des partis politiques et se sont présentés sous l'étiquette de ces partis à la magistrature suprême. S'ils avaient remporté ces élections, vont-ils dissoudre leurs partis ?Ajoute-t-il, avant de préciser que la méthode avec laquelle le Président de la République traite l'opposition et la majorité au parlement témoigne que les auteurs de ce projet ne cherchent qu'enraciner la démocratie garantissant la participation de tous (majorité et opposition). Quoi qu'il en soit nous allons avec l'aide d'Allah sur la voie de la mise sur pied de ce projet politique que la majorité des mauritaniens soutient, a-t-il noté. Le coordinateur a dit que le projet sera d'un grand apport pour la scène politique en organisant les rangs de la majorité et oeuvrera à l'opposition de nouvelles perspectives de participation et de partenariat permettant à chaque partie de contribuer selon sa capacité et sa position à l'oeuvre de construction nationale. Répondant à une question relative à l'embarras que représente pour lui la supervision et la coordination personnelles de la mise en place de ce parti, alors qu'il est ministre secrétaire général de la Présidence de la République, M. Yahya Ould Ahmed El Waghef a révélé qu'il est convaincu de l'existence d'autres personnalités à qui on devrait confier cette tâche mais, a-t-il ajouté, la majorité qui prétend instituer ce parti l'a choisi de sa propre volonté, dans un cadre concerté pour coordonner ce travail. Il s'est ensuite posé la question sur les nouvelles intentions de ceux qui veulent priver les ministres et autres hauts responsables de l'Etat d'exercer la politique en Mauritanie, à l'instar de ce qui se passe dans les autres pays du monde, prenant pour exemple la France, qui constitue une référence dans ce domaine. Par ailleurs, et en réponse à une question portant sur l'avenir des partis de la majorité présidentielle et la place qu'occuperait l'APP après la création de ce nouveau parti, le ministre secrétaire général de la Présidence a indiqué que l'actuelle majorité présidentielle se compose de partis politiques et d'indépendants qui sont en train de s'organiser pour créer une coalition qui constituera la majorité présidentielle, ajoutant que l'APP est membre de cette coalition et partenaire à part entière dans la gestion des affaires du pays. Il a également précisé qu'il partage le point de vue du président de l'APP qui s'oppose à la création d'un "parti-Etat", soulignant que la formation qu'ils sont en train de mettre en place ne sera jamais un "parti-Etat", mais, a-t-il ajouté, un parti au pouvoir souhaitant qu'il continue de bénéficier de l'appui du peuple à l'avenir. A propos de consultations qui seraient en cours parallèlement aux démarches visant à créer un parti politique, M. Yahya Ould Ahmed El Waghef a précisé qu'il n'existe aucune consultation parallèle, indiquant que la formation politique en gestation encadre tous ceux qui ont soutenu le Président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi et restera ouverte à tous ceux qui veulent y adhérer. Il a aussi nié l'idée d'une éventuelle démission du gouvernement après la création du nouveau parti, car a-t-il ajouté ce dernier se compose de la majorité ayant formé l'actuel gouvernement. Répondant à une question relative à la liquidation de la compagnie Air Mauritanie, le ministre secrétaire général a indiqué que le nouveau parti, tout comme les autres formations politiques, s'intéresse à toutes les questions ayant des répercussions sur la vie des populations, indiquant que personne ne peut s'opposer à la liquidation des sociétés, si cette liquidation constitue une nécessité économique. Il a ajouté que plusieurs Etats dont la situation présente beaucoup de similitudes avec notre pays ont décidé de liquider leurs entreprises nationales de transport aérien entre 2000 et 2004 en raison des difficultés de ce secteur qui demande d'énormes investissements, précisant que la liquidation d'Air Mauritanie était envisagée et justifiée depuis très longtemps sur le plan juridique et pour des raisons liées aux normes en vigueur. Le ministre secrétaire général de la Présidence a passé en revue son expérience à la tête de cette entreprise en 2005, précisant qu'il a démissionné après le refus du plan global de secours de l'entreprise qu'il a présenté, "le président du conseil d'Administration, M. Mohamed Ould Nany en est témoin", a dit M. Ould Ahmed El Waghef. Il enfin souligné que le gouvernement oeuvre en faveur de l'allègement des retombées sociales de la liquidation de la société, indiquant que le travail est en cours pour mettre en place une compagnie aérienne à la place d'Air Mauritanie d'ici à 3 semaines et qu'elle recrutera la majorité des employés de cette dernière.

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02