" La vente de la SNIM n'est pas la question de l'heure" déclare le ministre du Pétrole et des Mines
La conjoncture internationale favorable de la vente du fer liée à la forte demande des pays asiatiques (Chine) et la concurrence effrénée des pays producteurs ont conduit la
La conjoncture internationale favorable de la vente du fer liée à la forte demande des pays asiatiques (Chine) et la concurrence effrénée des pays producteurs ont conduit la Snim à entreprendre, l'année écoulée, une Etude Stratégique de son développement car, selon les analystes et prévisionnistes, cette période de faste s'estomperait vers les horizons 2010/2013, a noté mercredi matin, le ministre du Pétrole et des mines, M. Mohamed El Moctar Ould Mohamed El Hacen, au cours d'un point de presse.
Il est établi, selon le ministre du Pétrole et des Mines que ces périodes de faste soient cycliques.
Les conclusions de l'Etude commanditée par la Snim auprès d'un cabinet de renommée internationale Corporate Value Associated (CVA) soumises au Gouvernement ont amené ce dernier à demander auprès du même cabinet, une autre étude de la part du Gouvernement, afin de prendre des mesures nécessaires, et au moment opportun, pour agir en tenant compte de la situation mondiale a souligné le ministre.
Les termes de cette deuxième étude n'ont été finalisés que seulement hier mardi, a-t-il poursuivi.
La SNIM dont la production pour 2006 a avoisiné les 11 millions de tonnes est trop importante pour le pays qui y détient 78,35% des actions, a-t-il encore dit.
Parlant de la concurrence internationale, le ministre a révélé que des pays de la sous région (Sénégal et Guinée) ont scellé récemment des accords de production de fer avec la société Arcelor Mitals pour le premier et avec Rintirto pour le second.
Le ministre a rappelé la situation vécue en 1987 durant laquelle la Snim, par manque de moyens, s'était rabattue à l'Etat pour payer ses fonctionnaires.
C'est dans le souci constant de préserver la snim, la développer, augmenter sa production et le pouvoir d'achat de son capital humain que le Gouvernement a demandé cette étude, a encore noté le ministre.
Il a martelé que" tout choix arrêté à l'issue des recommandations de l'étude ne pourra être exécuté sans les consultations des deux chambres (Assemblée et Sénat).
"La vente de la SNIM n'est pas la question de l'heure" mais plutôt la recherche des meilleures voies pour la préserver de la concurrence à laquelle se livrent les producteurs à l'ère de la mondialisation, a dit le ministre avant d'ajouter que ce processus engagé par le gouvernement tiendra compte de toutes les politiques de la Snim pour le bien-être du peuple mauritanien.
Le ministre a aussi dit que 60% de la production de la Snim sont absorbés par les marchés européens notamment la France, l'Allemagne et l'Italie bien que les pays asiatiques soient de la partie pour les cilicieux et les phosphoreux.
En réponse aux questions des journalistes, le ministre a souligné que la Mauritanie est ouverte aux financements étrangers que se soit dans le domaine des mines ou celui du pétrole car la croissance économique est fonction de l'investissement privé dans le cadre d'une situation bien régulée.
Il est à rappeler que la Snim emploie plus de 4200 agents permanents et participe activement au produit intérieur brut de la Mauritanie.
