La coalition Al Wahda exprime son attachement au pluralisme politique et son rejet du monolithisme politique et de la création d'un parti Etat
Les partis de la coalition Al Wahda ont exprimé "avec émotion et inquiétude" ce qu'ils ont appelé leur " perplexité face aux manoeuvres politiciennes de
Les partis de la coalition Al Wahda ont exprimé "avec émotion et inquiétude" ce qu'ils ont appelé leur " perplexité face aux manoeuvres politiciennes de plus en plus évidentes de création rampante d'un parti Etat".
Dans un communiqué publié par cette coalition, ces partis ont indiqué que malgré l'assurance donnée par le Président de la République "qu'un tel parti ne verra pas le jour en Mauritanie" et l'assurance du ministre secrétaire général de la Présidence, que "son mandat se limite à faciliter et encadrer les parlementaires indépendants à s'organiser en parti politique et qu'aucun avantage ne singularisera ce parti par rapport aux autres partis politiques existants", la coalition dit s'interroger "sur comment peut-on lire l'implication du gouvernement sensé être indépendant et technocrate, de surcroît, dans la genèse de ce parti par le biais de ministres et de hauts fonctionnaires de l'Etat à la tête de plusieurs commissions et le ras de marrée des barons de l'ancien régime". "Cette implication", dit le document, " ne peut être autrement interprétée qu'une velléité manifeste de rééditer une page sombre, que nous pensions à jamais tournée".
Le courant "Al Wahda" dit que s'il est "tout à fait favorable à la création au sein de la majorité présidentielle d'un cadre politique regroupant les parlementaires indépendants, et tous ceux qui veulent les rejoindre, loin de toute implication partisane des pouvoirs publics, s'il comprend le souci légitime du pouvoir d'organiser sa majorité parlementaire dans un parti politique pour la mieux maîtriser, il ne peut cependant que pressentir dans le parrainage de l'Etat de cette nouvelle structure, un risque de dérapage et de déviation par rapport aux objectifs du processus de redressement et de réformes institutionnelles et démocratiques adopté par consensus national lors des journées de concertation nationale au lendemain du 3 août 2005".
