L'APP appelle à la mise en place d'un cadre de concertation entre les composantes de la majorité présidentielle et rejette le "parti de l'autorité"
Des dirigeants du parti de l'alliance populaire progressiste (APP) ont commenté mardi en fin de matinée dans un point de presse qu'ils ont donné au niveau du siège du parti
Des dirigeants du parti de l'alliance populaire progressiste (APP) ont commenté mardi en fin de matinée dans un point de presse qu'ils ont donné au niveau du siège du parti les résultats des travaux de la session du conseil national de cette formation tenue la semaine dernière.
Ces dirigeants ont réaffirmé leur opposition de principe à ce qu'il ont appelé "le système du parti unique, ou nouveau parti de l'Etat", appelant en même temps à la création d'un cadre de coordination entre les composantes de la majorité présidentielle soutenant le programme du président de la république, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi
Ils ont, par ailleurs, réaffirmé la position constante du parti et son rejet de toutes relations avec Israël et renouvelé leur demande au gouvernement de rompre ces relations.
Les dirigeants de l'APP ont justifié l'absence du président du parti et celle du président du conseil national qui n'ont pas assisté à la conférence de presse par des engagements gouvernementaux extraordinaires.
Ils ont aussi expliqué la non conformité des versions française et arabe des recommandations du conseil national distribuées aux journalistes par des problèmes techniques non voulus, niant, avec force, l'existence de divergences au sein de la direction du parti et qualifiant leur formation politique de parti solide, unifié et ayant une vision concertée à propos des questions nationales, régionales et internationales.
Les recommandations du conseil national de l'APP ont mis en exergue le soutien aux décisions du gouvernement portant sur le retour des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali, à la loi incriminant et répriment l'esclavage et les pratiques esclavagistes.
Ces recommandations ont porté également sur la nécessité de combattre la marginalisation de la langue arabe au niveau du discours officiel et des correspondances administratives des appareils de l'Etat, le soutien à la promotion des langues nationales et le démarrage de la réforme de l'administration.
Le parti a, en outre, appelé au recours au dialogue pour résoudre le problème du Sahara occidental et surmonter les obstacles qui se dressent devant l'union maghrébine, invitant, par ailleurs, le Hamas et le Fatah à la reprise immédiate des pourparlers afin d'éviter la confrontation.
Le parti a également indiqué que tous les conflits du moyen orient, du continent africain et du monde doivent être résolus par le biais des négociations.
