Discussion du second rapport de l'initiative de la transparence dans les industries extractives
Les travaux d'un atelier de présentation et de discussion du second rapport national (2006) de l'initiative de la transparence dans les industries extractives (ITIE) ont débuté lundi
Les travaux d'un atelier de présentation et de discussion du second rapport national (2006) de l'initiative de la transparence dans les industries extractives (ITIE) ont débuté lundi à Nouakchott.
Cette rencontre d'une journée, organisée par le Comité national de l'initiative pour la transparence des industries extractives, vise à recueillir les propositions, suggestions et commentaires des participants sur le contenu du rapport 2006 en vue d'améliorer et d'enrichir les prochains rapports.
Le programme de l'atelier comporte aussi des communications relatives au rôle de la société civile dans la mise en oeuvre de l'I.T.I.E, aux enseignements tirés de l'application de celle-ci au plan international et au programme d'investissement réalisé par un opérateur international dans le cadre de son activité en Mauritanie.
Le président de l'initiative, M. Mohamed Ould Nany a indiqué à cette occasion que la régularité de ces rapports s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer la gouvernance économique et favoriser une meilleure contribution des secteurs extractifs au développement du pays.
M. Mohamed Ould Nany a ajouté que le gouvernement, à travers cette approche, veut se donner les moyens d'éviter à la Mauritanie d'être victime du paradoxe de l'abondance, car a-t-il dit, l'exploitation des ressources naturelles, dont certains pays en voie de développement sont largement dotés, n'a pas apporté ses fruits faute de mesures d'accompagnement, notamment la transparence des industries extractives.
Le président de l'initiative a exprimé sa satisfaction pour la parfaite collaboration de l'administration et des sociétés extractives qui a permis d'enregistrer des taux de réponse aux demandes de déclaration en nette évolution par rapport à 2005. Il a exprimé sa gratitude à la Banque Mondiale pour l'appui financier qu'elle a apporté à l'élaboration du rapport 2006.
Le représentant résident de la Banque Mondiale à Nouakchott a qualifié les deux premières années de travaux de l'initiative de réussite avant de souligner l'importance de cette action pour la Mauritanie et pour son institution.
M. François Rantrua a ajouté que l'ITIE constitue un maillon d'une chaîne, comprenant entre autres, l'attribution des permis d'exploitation, le suivi des opérations d'exploration, la collecte des impôts et des redevances, la valorisation du capital financier accumulé, la répartition de la rente entre les secteurs et l'utilisation des revenus par les bénéficiaires eux-mêmes et dont l'objectif est de maximiser les revenus à tirer des ressources naturelles et d'en faire profiter le plus grand nombre de citoyens en particulier les plus démunis.
L'initiative pour la transparence des industries extractives, faut-il le rappeler, est un processus à travers lequel les gouvernements, les entreprises étatiques et privées, les organisations de la société civile et des experts participent ensemble, au sein d'un comité national, à la publication d'un rapport contenant les déclarations des paiements versés par les compagnies pétrolières et minières et la déclaration des revenus perçus de ces dernières par le gouvernement. Elle a pour objectif aussi d'expliquer les enjeux économiques et sociaux que revêt une gouvernance efficiente et équitable des ressources extractives.
