Point de presse de la délégation de la Banque mondiale en visite en Mauritanie
"Un contexte favorable lié à la stabilité dans le pays et l'instauration d'une démocratie exemplaire" constituent le meilleur gage du développement de l'investissement
"Un contexte favorable lié à la stabilité dans le pays et l'instauration d'une démocratie exemplaire" constituent le meilleur gage du développement de l'investissement privé en Mauritanie a noté M. James P. Bond, directeur des opérations pour la Mauritanie à la Banque Mondiale, jeudi après-midi, au cours d'un pays de presse dans les locaux abritant son institution.
Ce point de presse conjoint avec le directeur du département Afrique de la Société Financière Internationale du Groupe de la Banque Mondiale M. Thierry Tanoh et la Délégation Générale à la Promotion d'Investissement Privé a permis de mettre la lumière sur les différentes opportunités qui s'offrent à notre pays pour le développement de l'Investissement privé.
Les conférenciers ont manifesté leur satisfaction à l'ensemble des acteurs évoluant dans le monde des affaires qui ont marqué de leur présence et exprimé leur volonté d'asseoir des bases juridiques fiables pour la promotion de l'investissement privé en Mauritanie au cours de la remise jeudi matin du Rapport d'Evaluation du Climat des Investissements en Mauritanie.
Cette évaluation constitue l'exploitation des résultats d'une enquête conduite en 2006 auprès du secteur privé à Nouakchott et à Nouadhibou ayant concerné 237 entreprises industrielles ou du secteur informel.
L'enquête a mis en évidence des difficultés auxquelles sont confrontées les entreprises dans leur fonctionnement et qui en limitent les performances et dont les principales contraintes sont les suivantes: le dysfonctionnement des marchés des facteurs de production, capital et travail, infrastructures déficientes(électricité, port, transport..), pesanteur de la réglementation et de la fiscalité, insécurité juridique(renforcement des contrats, accès à la justice, à l'égalité devant la justice) ainsi que la persistance de la corruption et de ses coûts sur le chiffre d'affaires.
Pour Thierry Tanoh, il a noté que l'engouement manifesté par les opérateurs économiques du secteur privé comme du secteur public rendra l'IFC, son institution plus active en Mauritanie en proposant son expertise globale, son expérience multi secteurs et sa capacité à fournir des services de conseil, des produits d'investissement et une assistance technique.
"Pour atteindre le prochain niveau de développement, la Mauritanie a besoin d'une législation commerciale plus efficace pour aider les entrepreneurs et encourager les grands projets privés" a encore dit M. Tanoh.
"Un environnement de l'entreprise plus favorable est essentiel à la création d'un secteur privé plus dynamique, qui créera davantage d'emplois et d'opportunités pour la population du pays" a-t-il précisé.
Il a révélé que depuis la création de son institution en 1956, l'IFC a engagé 91,8 millions de dollars en Mauritanie et qu'elle finance actuellement 38,7 millions de dollars dans des investissements en cours dans quatre projets mauritaniens.
Le Délégué Général à la Promotion d'Investissement Privé avait indiqué le chemin parcouru par son institution et noté la collaboration franche engagée par le secteur privé et public mauritaniens pour le développement.
En conclusion M. James P. Bond a souligné que " globalement l'environnement des affaires en Mauritanie se situe dans les normes du continent africain. Mais dans ce contexte de mondialisation des échanges et de concurrence internationale, on ne peut s'en contenter car il faut se comparer non seulement au reste de l'Afrique mais du monde entier. Nous saluons la longueur du chemin déjà parcouru, ce processus est à poursuivre ses efforts à maintenir.
Il est d'ores et déjà encourageant de constater que le travail d'amélioration du cadre réglementaire dans le secteur des Mines s'accompagne déjà d'un afflux d'investissements assez important", a-t-il conclu.
