Lutte contre la vente illicite de médicaments
Une campagne nationale de lutte contre la vente illicite des médicaments a démarré jeudi matin à Nouakchott.
Organisée par le ministère de la santé
Une campagne nationale de lutte contre la vente illicite des médicaments a démarré jeudi matin à Nouakchott.
Organisée par le ministère de la santé en collaboration avec la direction de la protection du consommateur et d'autres organismes impliqués, la campagne cible les vendeurs ambulants, ceux exposant les produits médicaux sous les arbres, les dépôts pharmaceutiques non légalisés et ceux qui ne possédant pas des moyens techniques et équipements de conservation et de protection de médicaments.
Jeudi matin, les équipes de l'inspections sanitaire et de la protection des consommateurs ont engagé une vaste opération de saisie des médicaments exposés sous les arbres au niveau du marché central de Nouakchott et ceux stockés dans des dépôts pharmaceutiques dont l'importation non autorisée, a constaté un reporter de l'AMI.
Pour M. Hamoud Ould Fadel, directeur des pharmacies et des laboratoires au ministère de la santé, cette campagne a pour objectif de préserver la santé du citoyen à travers l'éradication cette pratique dangereuse.
Il a ajouté que cette campagne va durer longtemps que possible pour mettre un terme à la vente illicite de médicaments et empêcher que le marché local soit de nouveau inondé par des médicaments prohibés (falsifiés ou périmés).
Et d'ajouter que des innocents ont été victimes à plusieurs reprises de ce genre de pratiques qui hypothèquent leur santé.
Le directeur des pharmacies et des laboratoires a également noté que cette campagne ne se limite pas aux vendeurs des produits pharmaceutiques et qu'elle vise encore les commerçants des produits cosmétiques ayant des répercussions négatives sur la santé publique, soulignant tout l'intérêt qu'accordent les pouvoirs publics à cette affaire pour laquelle une commission ministérielle, présidée par le premier ministre et comprenant les ministres de la justice, de l'intérieur, des fiances (douanes) de la santé, de la culture et de la communication a déjà été mise sur pied.
A l'endroit des citoyens, le directeur les a exhorté à collaborer efficacement avec les équipes de surveillance et invité les vendeurs d'agir avec retenu et de responsabilité par rapport à cette opération.
Il a, enfin, déclaré qu'un délai de 30 jours est accordé aux vendeurs pour remettre volontairement leurs produits aux autorités compétentes, faute de quoi ils seront exposés à de lourdes sanctions.
