L'Assemblée nationale discute le projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt destiné au financement du PRECAMF

L'Assemblée nationale a tenu mercredi dans la salle de conférences de cette Chambre à Nouakchott, une plénière sous la présidence de M. Messaoud Ould Boulkheir,
L'Assemblée nationale a tenu mercredi dans la salle de conférences de cette Chambre à Nouakchott, une plénière sous la présidence de M. Messaoud Ould Boulkheir, son président. Cette plénière était consacrée à l'examen du projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt signé le 21 mars 2007 à Tunis entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds africain de Développement destiné au financement du projet de renforcement des capacités des acteurs de la microfinance (PRECAMF). Au cours de cette réunion, le rapporteur de la commission des affaires économiques a présenté le rapport de cette commission, réunie samedi sous la présidence du député Kane Moustapha, son président, indiquant qu'il est de coutume que les conventions de prêt signées avec des parties extérieures soient approuvées si certaines conditions sont réunies et que les débats soient aussi limités étant donné que la partie externe est absente. Le rapporteur a précisé que, dans leur exposé de motifs, les ministres ont souligné l'importance que revêt ce genre de microprojets qui profitent essentiellement aux populations les plus pauvres, contribuant ainsi à la redynamisation de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. Le rapport indique également que certains députés ont souligné l'importance du projet qui, contribuera de façon notable, à l'amélioration des performances du secteur de la microfinance, qui est connu comme un vecteur efficace de lutte contre la pauvreté, demandant toutefois davantage de transparence et de professionnalisme dans la gestion de ce secteur. Certains députés ont émis, selon le rapport, des doutes sur la possibilité de montage d'activités rentables avec le niveau actuel de plafond de crédits alloués, souhaitant, pour assurer le développement du secteur de la microfinance, une sensibilisation plus large des autorités administratives régionales afin que l'administration territoriale soit une administration de développement, à même de contribuer aux efforts d'éducation, d'encadrement et de changement des mentalités des citoyens, par rapport à l'accès au crédit. Les députés ont aussi estimé, selon le rapporteur, que pour que leur appréciation de la rentabilité des projets et de la pertinence des accords de prêts soit correcte, les conventions de financements devraient être désormais accompagnées des rapports d'évaluation des projets. Les députés ont enfin remarqué que les banques fonctionnent comme des boutiques privées appuyant quasi exclusivement le développement de leurs propres entreprises et limitant l'accès au crédit par des taux usiniers, demandant instamment au gouvernement d'examiner ce problème. Selon le rapport, M. Abderrahmane Ould Hamma Vezzaz, ministre de l'Economie et des Finances et M. Cheikh El Kebir Ould Ch'Bih, ministre de l'Emploi, de l'Insertion et de la Formation Professionnelle, entourés de leurs collaborateurs, ont pris la parole et partagé, avec les députés membres de la commission des affaires économiques, les observations au sujet du projet de loi, avant de donner des explications et éclaircissements, en réponse aux différentes questions et remarques évoquées par les représentants du peuple tout en assurant que leurs préoccupations et observations seront prises en considération, avec la plus grande attention. M. Messaoud Ould Boulkheir a, par la suite, donné la parole aux députés pour présenter leurs remarques et poser leurs questions au ministre de l'Economie et des Finances. Il est à noter que la première composante du PRECAMF concerne l'amélioration de l'offre de services de la microfinance, la deuxième porte sur l'amélioration de la demande de services financiers et la troisième a trait à la gestion du projet. Le projet couvrira 5% des besoins du pays en financements et profitera à 245 mille habitants et 67 entreprises de micro finance et d'individus. Les zones d'intervention du projet sont les wilayas de Nouakchott, de l'Assaba, du Gorgol, du Guidimakha, des deux Hodhs, du Trarza, du Tagant et du Brakna. Ces wilayas ont été choisies sur la base du degré de pauvreté des populations. Les bénéficiaires finaux de ce projet sont des populations exerçant des activités génératrices de revenu ainsi que des promoteurs des Micro et Petites Entreprises, avec un accent particulier pour les jeunes et les femmes. Le projet fera recours à 50 institutions de micro finance sélectionnées sur la base de critères objectifs pour assurer la gestion de la ligne de crédit. Il sera exécuté sur la période 2007-2012 avec un coût global de 7,97 millions d'unités de compte dont 5,98 millions d'unités de compte, soit l'équivalent de 2,39 milliards d'ouguiyas, provenant de la Banque Africaine de Développement et correspondant à 80% du coût total du projet. Ce financement est octroyé sous forme d'un prêt remboursable sur une période de 40 ans, avec un différé de 10 ans à partir de la date de signature et avec une commission de service de 0,75% l'an sur le montant du prêt décaissé et non remboursé et une commission d'engagement de 0,5% sur le montant du prêt non décaissé.

Sujets similaires

Voir plus

Archives

Cours de change

Devise de base : MRU

DeviseAchatVente
€ Euro 44,3745,72
$ Dollar américain 39,5440,75

Mis à jour le 22/10/2026 00:02