Clôture du séminaire sur le blanchiment d'argent sale
Le séminaire sur le blanchiment d'argent sale organisé à Nouakchott depuis mardi a clôturé ses travaux ce vendredi en début d'après midi à Nouakchott.
Plusieurs
Le séminaire sur le blanchiment d'argent sale organisé à Nouakchott depuis mardi a clôturé ses travaux ce vendredi en début d'après midi à Nouakchott.
Plusieurs communications présentées par les participants représentant différents départements et institutions concernés ont jalonné les travaux de cette rencontre organisée par la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) en collaboration avec la coopération française.
Prenant la parole à cette occasion, M. Brahim Ould Chadhily, secrétaire général de la commission d'analyse des informations financières (CANIF) relevant de la BCM a indiqué que le blanchiment d'argent sale constitue la face sombre de la finance internationale.
Avec Plus de 700 milliards d'euros par an, et entre 2 à 5% du PIB mondial, l'argent sale augmente plus vite que la croissance mondiale et menace l'intégrité du système financier international particulièrement dans des pays en développement comme le nôtre.
De même, "avec les circuits longs, complexes et difficiles à suivre" en plus de la culture du payement cash ainsi que des "transferts par circuits informels n'aident pas à suivre sa traçabilité".
A cela s'ajoute, dit M. Brahim Ould Chadhily, "la mondialisation et la complexité des montages financiers ainsi que la concurrence acharnée entre les intermédiaires financiers qui proposent de plus en plus de produits financiers performants rendant les missions de régulation, de prévention et de détection des infractions de moins en moins aisées".
La Mauritanie, en ce qui la concerne, longtemps considérée à l'abri de ces risques, ne l'est hélas plus en raison des perspectives prometteuses de son avenir et de son ouverture sur le monde des affaires avec un vaste territoire comme le sien.
Face à cette situation, fait remarquer M. Ould Chadhily, il est désormais essentiel de se prémunir contre ce fléau. Dans ce cadre, les pouvoirs publics ont engagé un certain nombre d'actions visant à le juguler: des textes clairs et faciles à appliquer d'autant que la responsabilité pénale des assujettis peut être engagée.
De même, il convient d'inscrire l'action à entreprendre dans un juste équilibre entre la recherche de la sécurité et le respect des droits individuels des citoyens.
Le secrétaire général de la CANIF a enfin noté que ce séminaire a atteint ses objectifs à savoir sensibiliser les différents acteurs impliqués ou assujettis pour parfaire leur formation et de réfléchir ensemble sur les voies et moyens de lutte à engager contre ce fléau qu'est le blanchiment d'argent sale ainsi que le financement du terrorisme pour arriver à des résultats concrets.
