Le président de l'UFP: "le règlement du problème des déportés est de nature à réhabiliter l'unité nationale"
M. Mohamed Ould Maouloud, président de l'Union des Forces du Progrès (UFP) a fait état de propositions qui sont de nature à "garantir le retour des expulsés et réfugiés
M. Mohamed Ould Maouloud, président de l'Union des Forces du Progrès (UFP) a fait état de propositions qui sont de nature à "garantir le retour des expulsés et réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali".
Au cours d'une conférence de presse tenue jeudi après midi au siège parti à Nouakchott, le Patron de l'UFP a précisé que ses propositions se résument en "une large concertation sur l'opération de retour" qu'il a qualifiée d'"objet de consensus national et en l'organisation de journées de concertation et de sensibilisation sur le programme du gouvernement et du haut commissariat aux réfugiés (HCR) sur ce plan."
Il a ajouté que dans le cadre des propositions, qu'il y a lieu, pour servir les intérêts de la nation, de "créer un fonds de solidarité avec les déportés et de confier le pilotage de cette opération au haut commissariat au réfugiés qui dispose d'une large expérience dans ce domaine, qui détient des statistiques précises et qui déjà organisé le retour de certains d'entre eux en 1998".
Il a demandé l'arrêt de la propagande visant à amplifier outre mesure le volume et la portée de cette question nous éloignant de sa dimension réelle et de son aspect humanitaire et appelant à la formation d'une commission nationale et des comités locaux pour l'accueil.
Il a exprimé sa satisfaction pour le discours du Président de la république sur les déportés relevant que ce problème constitue, une question centrale pour l'UFP dont les militants ont fait les frais des évènements de 1989 et ont contribué à apaiser les tensions dans les camps de réfugiés.
Ces évènements ont constitué des mines implantées dans le corps de l'unité nationale mauritanienne que chaque partie peut faire exploser et qu'il était nécessaire de couper court avec l'ancienne position officielle qui n'a cessé d'ignorer cette question et de l'entourer du plus grand mutisme.
Parmi les plus importantes conséquences de ce problème, dit le chef de l'UFP, se trouve celui des réfugiés mauritaniens et les massacres qui les ont accompagnés et les déportés sénégalais et que le règlement de ce passif doit rentrer dans le cadre d'un processus global dont l'objectif est de réhabiliter l'unité nationale.
Et de faire remarquer que la question des réfugiés constitue une priorité étant donné qu'ils ont été démunis de leur identité nationale. Les déportés se trouvant au Mali sont inscrits par le HCR et sont en permanent conflit avec les habitants locaux.
Dans ses réponses aux questions de la presse, M. Mohamed Ould Maouloud a dit que le nombre des déportés mauritaniens au Sénégal atteint les 60 000 âmes selon des statistiques du HCR de 1998 opérées à l'intention de ceux qui veulent le retour et qui a permis le retour de 35 000 personnes dont certains ont retourné aux camps.
AMI
